Une fin de cycle politique, selon Dominique de Villepin
Invité sur BFMTV-RMC ce mardi 21 avril, Dominique de Villepin a déclaré que la France traverse une période de transition. Selon lui, le cycle politique débuté en 2007 avec l’élection de Nicolas Sarkozy touche à sa fin.
Il explique que cette période a été marquée par la présidence de Sarkozy, suivie de celle de François Hollande, puis d’Emmanuel Macron. Pour l’ancien Premier ministre, ces trois figures incarnent des périodes qui ont désormais fait leur temps.
Il insiste sur le fait que la société et l’environnement international évoluent rapidement. « Nous sommes aujourd’hui en train de rentrer dans un nouveau monde, à la fois sur le plan international et national », ajoute-t-il. Selon lui, ceux qui héritent de ces trois périodes auront du mal à porter des ambitions pour la prochaine présidentielle.
Un appel à dépasser le clivage droite-gauche
Dominique de Villepin estime que la traditionnelle opposition entre la droite et la gauche est dépassée. Il considère que ni l’un ni l’autre ne sont aujourd’hui prêts à gouverner efficacement la France à partir de 2027.
Il affirme que la priorité doit être de créer un nouveau modèle de démocratie, plus social et citoyen. Le but est de mener une double bataille : défendre la souveraineté nationale et renforcer la démocratie.
Il met en garde contre un risque de changement de régime si le Rassemblement national parvenait au pouvoir. « Si le Rassemblement national arrive au pouvoir en 2027, nous changeons de monde, nous entrons dans une démocratie illibérale », prévient-il.
Il faut un président qui soit capable de présider et de dépasser le clivage de la droite et de la gauche
Une position ambivalente sur sa candidature présidentielle
Depuis plusieurs mois, Dominique de Villepin multiplie les prises de parole sur la scène politique. Cependant, il ne confirme pas encore sa candidature pour l’élection de 2027.
Il évoque un « moment » opportun pour se lancer, en citant le général de Gaulle : « Il faut à la fois des circonstances et une rencontre ». Il précise également qu’étant gaulliste, il est prêt à travailler avec tous, ce qui montre une ouverture à diverses alliances.














