Le ministre du Travail rejette l’idée d’un nouveau jour férié pour la Journée internationale des droits des femmes
Le dimanche 19 avril, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a clairement exprimé son opposition à l’idée d’instaurer un nouveau jour férié le 8 mars, proposée par la CGT. Selon lui, cette proposition n’est pas envisageable dans le contexte actuel.
Cette initiative a été suggérée par Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, qui souhaite faire du 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes, un jour férié, chômé et rémunéré. Elle a avancé qu’il y a en moyenne 11 jours fériés en France, contre 12 dans l’Union européenne, et estime qu’il serait pertinent d’ajouter cette date à la liste.
En réponse, Jean-Pierre Farandou a indiqué qu’il préférait encourager davantage de Français à travailler. Il a souligné l’importance pour la France de renforcer sa production, sa souveraineté, et de financer son modèle social. Son objectif est de favoriser l’emploi, notamment chez les jeunes et les salariés expérimentés.
Le débat autour du 1er-Mai et des autres sujets liés au travail
Le ministre a toutefois rappelé l’importance du 8 mars pour la lutte pour l’égalité femmes-hommes dans le monde du travail. Il a également mentionné l’accord trouvé avec les artisans boulangers et fleuristes concernant leur travail le 1er-Mai. Selon lui, ce dialogue social a permis de respecter la symbolique de cette journée tout en trouvant une solution acceptable.
Par ailleurs, Jean-Pierre Farandou a déploré le rejet par l’Assemblée nationale, en première lecture, d’un texte de loi relatif aux ruptures conventionnelles. Il considère que ce rejet pourrait mettre en péril la démocratie sociale en France. Il a insisté sur le fait que, lors du vote en seconde lecture, il ne faudra pas modifier l’accord trouvé, sous peine de casser l’équilibre négocié par les partenaires sociaux.
Pour renforcer le dialogue social, le ministre a annoncé son intention de transformer le ministère du Travail, situé rue de Grenelle à Paris, actuellement inoccupé, en un lieu d’échanges avec les partenaires sociaux. Il souhaite aussi rénover les bourses du travail, qui sont un patrimoine historique souvent dégradé.














