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Depuis son ouverture en 1992, Disneyland Paris n’a pas encore réussi à récupérer les 3,6 milliards d’euros investis pour sa création, révèle un rapport publié dans le Guardian ce jeudi 4 juin.

Inauguré le 12 avril 1992, le parc d’attractions est devenu le plus emblématique d’Europe. Pourtant, malgré sa popularité, il n’a toujours pas atteint la rentabilité financière. Olaf, Anna et Elsa n’ont pas encore permis de compenser l’importante somme investie il y a plus de trente ans.

Ce déficit s’explique par un accord conclu il y a plus de trente ans entre la société Euro Disney Associés et le gouvernement français. Pour acquérir les 22,3 km² de terrain nécessaires, Euro Disney a dû accepter un partenariat public-privé. Le contrat a été signé en mars 1987 entre les autorités françaises et la société privée.

Le gouvernement détient 51 % du parc, contre 49 % pour Disney. Étant minoritaire, Disney n’a pas pu investir autant qu’il l’a fait pour le parc américain. Près de 60 % des coûts ont été financés par des prêts bancaires, ce qui a rapidement creusé la dette d’Euro Disney Associés.

Des périodes difficiles pour le parc

Le parc a connu plusieurs périodes difficiles. Son deuxième site, ouvert en 2002, a souffert des attentats du 11 septembre 2001, qui ont entraîné une chute importante du tourisme. La période 2015-2016 a également été compliquée, après les attaques de Charlie Hebdo et du 13 novembre.

Pour faire face à ces défis, Walt Disney a racheté Euro Disney Associés. Cela a permis de rembourser les emprunts bancaires et de racheter les parts des autres actionnaires. Le parc était sur la voie de la rentabilité avant la pandémie de Covid-19, qui a encore freiné ses progrès.

Une année record en 2025

Malgré le déficit historique, Disneyland Paris se porte bien. Chaque année, 16 millions de visiteurs fréquentent le parc. En 2025, l’établissement a enregistré un bénéfice record de 260 millions d’euros, triplant le résultat par rapport à 2024.

Ce succès est notamment dû à la mise en place d’une tarification dynamique, qui ajuste les prix selon la demande. Les visiteurs dépensent davantage dans les hôtels, les boutiques ou les restaurants, ce qui contribue à la croissance des revenus.

Ce sont les meilleurs chiffres jamais enregistrés pour un parc Disney hors des États-Unis, où les bénéfices restent encore supérieurs.

Enfin, l’extension du complexe parisien se poursuit avec l’ouverture fin mars d’un nouveau parc dédié à La Reine des Neiges, un investissement de 2 milliards de dollars (environ 1,7 milliard d’euros).

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