Jean-Philippe Tanguy critique la majorité présidentielle sur le projet de loi agricole
Ce mardi 21 juillet, sur BFMTV-RMC, le député du Rassemblement national (RN) de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, a vivement critiqué le gouvernement et ses députés. Il les a qualifiés de « gros lâches » après le vote à l’Assemblée nationale concernant le projet de loi d’urgence agricole.
Un vote polémique sur la réintroduction de pesticides
Ce texte permettrait la réintroduction, à titre dérogatoire, de deux pesticides controversés, l’acétamipride et le flupyradifurone. Ces produits phytosanitaires font débat, même au sein de la majorité présidentielle.
Avant le vote, certains députés du camp du gouvernement avaient suggéré de retirer la possibilité de réintroduire ces pesticides via un amendement. Leur argument : cette décision devrait être prise après une autorisation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Mais cela n’a pas été retenu, ce qui a poussé Jean-Philippe Tanguy à dénoncer une hypocrisie.
« On est dans l’hypocrisie », dénonce-t-il.
Le député RN affirme que le gouvernement n’assume pas ses choix. Il reproche notamment à certains ministres, comme Olivier Véran ou Jean-Michel Blanquer, de dire une chose puis son contraire. Selon lui, ils sont « gros lâches ».
Une critique sur la gestion du dossier
Jean-Philippe Tanguy souligne que le gouvernement a voulu, au dernier moment, augmenter le délai d’avis de l’Anses de deux à six mois. Cela aurait repoussé toute décision politique jusqu’après la présidentielle, selon lui. Le député dénonce aussi le manque de courage du gouvernement concernant la production en France.
Il accuse le gouvernement de continuer à autoriser l’importation de produits contenant ces pesticides, qu’il considère comme non dangereux. Selon lui, cela revient à favoriser les importations de produits fabriqués avec ces substances, ce qui le met mal à l’aise.
Une loi en faveur des pesticides controversés
Le vote de l’Assemblée a été largement en faveur de la loi, avec 296 voix contre 224. Le texte doit encore passer un vote au Sénat, prévu mardi en fin de journée, avant d’être définitivement adopté par le Parlement.
Ce texte autorise la réintroduction dérogatoire de deux pesticides, interdits en France mais autorisés par l’Union européenne. La décision finale d’autoriser leur utilisation reviendra à l’Anses, notamment pour les exploitants de betteraves et de noisettes.
Les arguments de Jean-Philippe Tanguy
Selon le député RN, ces pesticides, en particulier l’acétamipride, un néonicotinoïde, ne sont pas « dangereux ». Leur interdiction pourrait même entraîner des difficultés pour les agriculteurs, notamment ceux cultivant des betteraves ou des noisettes. Il insiste sur le fait que si ces substances étaient interdites en France, il faudrait également cesser d’importer des produits contenant ces pesticides.
« Nos agriculteurs sont persécutés », persiste-t-il. Jean-Philippe Tanguy dénonce le manque de courage pour produire en France. Selon lui, les agriculteurs ont besoin de ces produits, d’un accès à l’eau, et de la confiance des citoyens. Il affirme aussi que le rôle des pesticides dans les cancers est « minimal ».














