Invité sur BFMTV-RMC ce vendredi 4 septembre, Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire du Parti socialiste (PS) et de Place Publique, a exprimé sa volonté de lancer rapidement une dynamique en faveur de la social-démocratie. Selon lui, cela est essentiel pour devenir un concurrent crédible face à Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Édouard Philippe.
Il a indiqué qu’il souhaitait éviter de perdre du temps avec des questions de personnes ou de processus. Il a profité de cette intervention pour répondre aux critiques concernant la primaire à laquelle il participe, ainsi que sa propre candidature. Il a affirmé que cette primaire décidera du candidat ou de la candidate de l’espace social-démocrate, et qu’il comptait bien en sortir vainqueur.
Interrogé sur la présence médiatique de François Hollande, qui n’est pas encore officiellement candidat pour 2027, Raphaël Glucksmann estime que l’ancien président a une stratégie claire et respectable. Selon lui, Hollande attend de voir si Glucksmann parvient à enclencher une dynamique favorable.
Ce dernier a aussi évoqué le contexte politique en préparation. Après la sortie d’un livre-programme le 3 septembre, il prévoit d’ouvrir un local à Paris pour accueillir des experts, son équipe et recevoir du monde pendant une partie de la semaine.
Malgré tout, il reste confiant. Il affirme que dans toutes les enquêtes, il est en tête et que sa campagne, lancée il y a une semaine, suscite de l’enthousiasme sur le terrain. Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune publié le 29 août, il recueille entre 11,5% et 14% des intentions de vote, selon les scénarios.
Raphaël Glucksmann a aussi exprimé sa frustration face à ce qu’il appelle « cette gauche qui joue toujours le coup d’après » et qui est « habitée par l’esprit de défaite ». Il critique une gauche qui sacrifie ses principes pour des circonscriptions électorales et qui, selon lui, perd toutes les élections nationales en se concentrant sur ses divisions.
La « malédiction de la gauche démocrate »
Il déplore également ce qu’il qualifie de « malédiction de la gauche démocrate ». Selon lui, il est contre-productif de se concentrer trop longtemps sur le profil, les noms ou les modalités de désignation des candidats, pendant que leurs adversaires font campagne.
Pour lui, l’essentiel est d’engager la bataille contre Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, qui sont ses véritables concurrents. Il critique le fait que la gauche, en se regardant trop le nombril, perd toutes ses chances de gagner lors des élections nationales.
Actuellement, il reste en quatrième position dans certains sondages face à Édouard Philippe, mais il pourrait faire jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon si Gabriel Attal remplaçait le chef d’Horizons dans la course. Par ailleurs, il se distingue nettement de François Hollande, crédité de 7,5% à 8% des intentions de vote, ainsi que d’Olivier Faure à 3,5%. La candidate écologiste Marine Tondelier obtiendrait entre 3% et 4%, tandis que François Ruffin serait à 6%.














