Gabriel Attal évoque la nécessité d’une révolution contre les violences faites aux enfants
Lors d’une visite au congrès des Jeunes agriculteurs à Bourg-en-Bresse ce jeudi 4 juin, le ministre de l’Education et candidat à la présidentielle, Gabriel Attal, a insisté sur l’importance de changer en profondeur la lutte contre les violences envers les enfants. Il a déclaré qu’une « révolution est à faire » dans ce domaine.
Cette prise de parole intervient suite à la disparition de Lyhanna, une fillette de 10 ans dans le Gers, et après plusieurs plaintes pour viols visant le principal suspect, Jérôme Barella. Celui-ci, père de deux enfants, est déjà dans le viseur des autorités pour plusieurs signalements et une plainte pour viols, sans qu’aucune suite n’ait été donnée à ces démarches.
Les circonstances de l’affaire et les défaillances du système
Gabriel Attal a exprimé son inquiétude face à cette affaire. Il a qualifié la situation de « fait froid dans le dos » en évoquant les plaintes déposées il y a plus d’un an, qui n’ont pas abouti à des actions concrètes. Selon lui, cela est « extraordinairement choquant ». Il a également indiqué qu’une inspection allait être menée pour comprendre ce qui s’est passé.
Le candidat a souligné que cette affaire dramatique, ainsi que d’autres qui ont émergé récemment, montrent que la lutte contre la violence sur les enfants doit évoluer. Il insiste sur la nécessité d’une véritable révolution dans ce domaine.
Il a conclu en affirmant que « manifestement, on n’est pas au niveau de ce qu’un pays comme la France est en train d’attendre pour protéger ses enfants ».
Les antécédents de Jérôme Barella
Jérôme Barella a été plusieurs fois signalé pour des faits de viols sur mineurs. La première plainte, déposée en 2022, concernait une enfant de sept ans, mais elle a été classée sans suite. En août 2025, une nouvelle plainte a été déposée pour plusieurs viols sur une fille d’environ dix ans, et l’enquête est toujours en cours. Une troisième plainte a été formulée le 3 juin dernier.
Le principal suspect avait aussi été signalé en 2017 par la mère d’une adolescente de 17 ans avec qui il entretenait une relation. En 2020, il a été licencié d’un lycée du Gers où il travaillait comme agent d’entretien, en raison d’une relation inappropriée avec une lycéenne.
Les investigations en cours
Le 3 juin, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. Celle-ci vise à déterminer si des dysfonctionnements ont eu lieu dans le traitement de la plainte pour viols de 2025, afin d’éviter que de telles erreurs ne se reproduisent.














