Maud Bregeon critique la motion de censure des écologistes
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a vivement dénoncé lundi la motion de censure déposée par les écologistes. Selon elle, cette démarche est avant tout une « posture politique » visant à dénoncer « l’inaction » du gouvernement face au changement climatique.
Elle estime que prétendre qu’une censure pourrait apporter des réponses concrètes est un « mensonge politique ». La porte-parole a qualifié cette initiative de « pas très sérieux » et a souligné l’actualité chargée du moment, avec notamment la mobilisation de 3 000 pompiers pour lutter contre des incendies, ou encore des lois importantes en cours d’examen à l’Assemblée, notamment sur la protection de l’enfance.
Face à la situation qu’on traverse, prétendre que censurer le gouvernement pourrait durablement, et également à court terme d’ailleurs, apporter des réponses est un mensonge politique
La motion de censure, portée par les écologistes et La France insoumise, sera débattue lundi après-midi. Cependant, elle n’a que peu de chances d’être adoptée.
Une majorité difficile à réunir
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a indiqué dimanche qu’il voterait en faveur de la motion, mais la position de l’ensemble des députés socialistes reste encore à préciser. Quoi qu’il en soit, cette démarche a peu de chances de réussir sans le soutien du Rassemblement national, qui a déjà annoncé qu’il ne participerait pas à ce vote.
Maud Bregeon a également évoqué la possibilité d’une motion de censure contre le gouvernement à l’automne, notamment sur le projet de budget pour 2027. Elle a jugé qu’il serait « absolument insensé » de priver la France d’un budget pour cette année-là, ce qui pourrait durer jusqu’aux élections présidentielle et législatives.
Elle a averti qu’un tel scénario pourrait entraîner une suspension des financements pour la transition écologique et compliquer la gestion des collectivités territoriales. Olivier Faure ne ferme pas la porte à cette possibilité, tout en rappelant qu’il n’y a pas de « pacte de non-censure » avec le gouvernement.
Il a aussi souligné que faire tomber un gouvernement chaque semaine n’a aucun sens, mais que, en tant qu’opposition, ils négocient en fonction de l’intérêt des Français.














