Alors que la sécurité demeure l’une des préoccupations majeures des Français, plusieurs maires de gauche prennent des initiatives pour renforcer la lutte contre l’insécurité. Certains d’entre eux ont décidé d’armer la police municipale, ce qui marque un changement notable dans leur position traditionnelle.
Des maires de gauche qui prennent des mesures concrètes
Ce mouvement s’est concrétisé lors du conseil municipal du lundi 29 juin. À Cenon, dans la métropole bordelaise, le maire socialiste Jean-François Egron a annoncé vouloir armer la police municipale. Selon lui, cette décision est pragmatique pour lutter contre le trafic de drogue qui sévit dans la commune.
Le maire a expliqué que cette démarche avait été mûrement réfléchie, précisant qu’il n’avait pas souhaité en parler durant sa campagne électorale. Il a affirmé que la sûreté et la tranquillité publiques ne sont ni de droite ni de gauche, mais des priorités à ne pas négliger.
De leur côté, Bernard Paineau, maire divers gauche de Thouars, et Harold Huwart, maire de Nogent-le-Rotrou et engagé au Parti radical de gauche, ont également annoncé qu’ils allaient suivre cette voie.
À Saint-Ouen, le maire PS Karim Bouamrane a fait de l’armement de la police une priorité. Depuis 2020, la commune a vu ses effectifs de policiers municipaux passer de 5 à 40 agents. Une brigade cynophile a été créée, et la ville a doté 1 000 caméras de vidéoprotection pour renforcer la sécurité.
La sécurité : un enjeu majeur
Les problèmes liés à la sécurité arrivent souvent en tête des préoccupations des citoyens, juste après le pouvoir d’achat, selon plusieurs sondages. Les maires sont donc souvent sollicités pour répondre à ces inquiétudes. Cependant, certains élus de gauche restent encore réticents face à ces mesures.
Par exemple, à Nantes, malgré plusieurs fusillades mortelles ces derniers mois et des appels à la grève des policiers municipaux, la maire PS Johanna Rolland refuse pour l’instant de renforcer le dispositif de sécurité dans la ville.














