Le père de Pengo Bossio Wangi, tué lors de l’attentat raciste dans les Yvelines, a été « sidéré » par ce qu’il vit, selon son avocate.
Sur le plateau de BFMTV ce lundi 2 novembre, Me Zineb Alami a indiqué que son client, Bolema Bossio Wangi, n’a reçu aucun appel du gouvernement depuis le 23 octobre.
“Le père de Pengo n’a pas appris la mort de son fils d’une bonne manière”, a déploré Me Zineb Alami. Selon elle, il l’a su “par les médias” et “a attendu” par la suite un appel qui n’est jamais venu. “Il est peiné car il vit un vrai deuil et il regrette que les choses se soient passé de cette manière”, ajoute-t-elle.
L’avocate a également réagi à l’absence de représentants du gouvernement, mais aussi de personnalités de la droite et du centre, lors du rassemblement organisé en hommage aux victimes, vendredi dernier à Trappes.
Un père très digne
« On se demande pourquoi ces personnes-là n’étaient pas présentes », a déclaré Me Zineb Alami. Elle souligne que, dans d’autres attentats, tout le monde va s’unir et tout le monde sera ensemble, et que des personnes vont se battre pour être au premier rang et montrer qu’on est là pour cette cause; alors que pour un attentat raciste, on s’avance un peu moins.
Alors qu’Emmanuel Macron a évoqué l’idée d’un hommage national, Bolema Bossio Wangi avait interpellé le chef de l’État sur ce sujet, par le biais d’un texte lu par sa fille.
« Nous souhaitons rappeler qu’un tel hommage ne doit pas être uniquement un moment de recueillement, il doit également être l’occasion d’une véritable prise de conscience et d’un engagement contre le racisme et toutes les formes de haine », a déclaré Ambre Banguid.
Décrivant son client comme « un père très digne », Me Zineb Alami a aussi assuré qu’il « ne présente pas de colère ou d’esprit de vengeance. Il est endeuillé mais il veut faire confiance, il sait que les institutions ont la possibilité de faire avancer les choses » et veut « que la justice soit faite pour son fils ».














