Une mère d’élève a été interpellée et placée en garde à vue après avoir agressé et menacé de mort la directrice et une institutrice de l’école maternelle Clément Roassal à Nice. Âgée de 36 ans, elle pourrait être visée par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Des faits qui dépassent l’entendement. Ce lundi, une femme de 36 ans a été arrêtée après avoir agressé la directrice et l’institutrice de l’école—des informations confirmées par le procureur Damien Martinelli, le maire Eric Ciotti et le rectorat, selon Nice-Matin.
Selon des informations, les faits se seraient déroulés à l’école Clément Roassal. La mise en cause serait la mère d’un élève et serait visée par une OQTF. Elle était munie d’une arme de poing dont on ignore si elle était réelle ou factice. Elle aurait menacé la directrice et une institutrice et les aurait contraintes à jouer à la roulette russe.
Concrètement, elle aurait appuyé deux fois sur la gâchette sans provoquer de percussion. Le procureur de la République de Nice donnera plus de précisions dans l’après-midi.
«J’ai pu me rendre à l’école Clément Roassal après les faits survenus et je tiens à rassurer les parents d’élèves. L’autrice présumée a été interpellée par la Police nationale, avec le soutien de notre Police municipale. Nous restons pleinement mobilisés aux côtés de la communauté éducative pour assurer la sécurité de tous», a écrit Eric Ciotti sur le réseau social X.
«Ces faits sont profondément choquants»
Dans un communiqué, le recteur de l’académie de Nice a réagi, apportant son soutien à la directrice et l’enseignante de l’école Clément Roassal.
«Je condamne avec la plus grande fermeté les actes de menace et de violence inacceptables dont ont été victimes la directrice et une enseignante de l’école Clément Roassal. A ce stade, j’ai déjà pu échanger longuement avec la directrice et m’entretiendrai dès que possible avec l’enseignante. Je tiens à leur exprimer toute ma solidarité et le soutien plein et entier de l’institution», a fait savoir Emmanuel Roux.
«Ces faits sont profondément choquants : aucun personnel de l’Éducation nationale ne doit avoir à subir de menaces ou de violences dans l’exercice de ses missions. Je tiens d’ailleurs à saluer le sang froid dont elles ont fait preuve face à cette situation. L’académie est pleinement mobilisée à leurs côtés», a-t-il ajouté.














