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Dans un long témoignage publié sur X et relayé par Le Parisien, Marine Tondelier a accepté de revenir sur les années qui ont précédé la naissance de son fils Léon, né le 18 septembre dernier. À l’occasion de la journée mondiale de la fertilité, la secrétaire nationale des Écologistes a pris la parole. La candidate à l’élection présidentielle y raconte les épreuves traversées lors de son parcours de PMA. « Si je prends la parole sur ce sujet aujourd’hui, c’est pour qu’il soit enfin autorisé« , écrit-elle, en évoquant le diagnostic génétique préimplantatoire des aneuploïdes (DPI-A), actuellement interdit en France.

Pendant trois ans, la responsable politique explique avoir enchaîné les difficultés au cours d’un « parcours de PMA non fructueux« . Elle raconte notamment avoir subi « plusieurs fausses couches » et multiplié les examens pour tenter de comprendre l’origine de ces échecs. Une période qui finit par avoir des conséquences importantes sur son quotidien. « J’ai atteint mes limites », confie-t-elle, avant d’ajouter : « Je ne reconnaissais plus mon corps ni mon humeur ».

En Belgique, Marine Tondelier découvre pourquoi ses grossesses n’aboutissaient pas

Face à l’absence d’explication après les différents examens réalisés en France, Marine Tondelier découvre alors l’existence du DPI-A. Cette technique permet d’analyser les chromosomes d’un embryon avant son implantation afin de détecter certaines anomalies chromosomiques : « J’ai eu recours à un examen interdit en France« .

La candidate écologiste à la présidentielle estime que cette piste aurait pu permettre de mieux comprendre son parcours. « Tous les tests que j’avais faits correspondaient à 20 % des causes possibles d’échec. Et les 80 % restantes ? Elles proviennent des embryons. Mais en France, on n’a pas le droit d’investiguer dans cette direction », déplore-t-elle. Pour bénéficier de cet examen, elle se rend finalement en Belgique. Où il est autorisé, malgré un coût d’au moins 10 000 euros.

Les résultats se révèlent alors particulièrement significatifs : « Sur les cinq embryons que j’ai fait analyser, trois n’étaient pas viables. Soit autant de cycles sur lesquels j’aurais dû : me gaver d’hormones, multiplier les examens sanguins et gynécologiques, grossir, changer d’humeur, stresser, attendre« . Après cette expérience, le projet de PMA est mis en pause pendant un an. Quelques semaines plus tard, Marine Tondelier découvre finalement qu’elle est enceinte naturellement, « le soir de Noël ».

Elle veut désormais légaliser le DPI-A en France

En racontant son histoire, celle qui a été critiquée pour son congé maternité entend surtout relancer le débat sur l’accès au DPI-A en France. « Si je parle aujourd’hui, au risque de m’exposer à toute une flopée de commentaires désagréables, c’est que je sais que beaucoup de femmes ont des parcours similaires et se posent les mêmes questions« , explique-t-elle. Une proposition de loi transpartisane sur le sujet a été déposée à l’Assemblée nationale le 13 octobre. Elle a été portée par la députée Liot Constance de Pélichy.

Le texte prévoit de limiter le recours à cet examen à plusieurs situations précises. Notamment lorsque la femme a plus de 35 ans, en cas d’échecs répétés d’implantation, de plusieurs fausses couches ou lorsqu’un risque accru d’aneuploïdie est identifié. Le projet entend également empêcher toute utilisation du DPI-A pour choisir le sexe de l’enfant ou sélectionner d’autres caractéristiques génétiques.

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