PARTAGER

Un nouveau pétrolier russe intercepté par la marine française

Le président Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 1er juin que la marine nationale française a arraisonné la veille un pétrolier en provenance de Russie. Ce navire, soumis à des sanctions internationales, a été intercepté dans l’Atlantique.

Selon le chef de l’État, cette intervention démontre la détermination de la France dans la lutte contre le contournement des sanctions. Il a déclaré : « Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans. »

L’opération a été menée en haute mer, à plus de 400 nautiques à l’ouest de la pointe de la Bretagne, avec la collaboration de plusieurs partenaires, notamment le Royaume-Uni. Emmanuel Macron a précisé que cette action s’est déroulée dans le strict respect du droit maritime.

Contrôles et procédures en cours

Selon la marine nationale, le pétrolier était parti de Mourmansk, une ville portuaire russe située dans la mer de Barents, sur la rive orientale de la baie de Kola.

Après avoir monté à bord, les équipes françaises ont confirmé que le navire arborait un pavillon irrégulier. Un signalement a été immédiatement effectué au procureur de Brest. Le pétrolier a été dérouté et escorté vers un point de mouillage pour des vérifications complémentaires.

Il s’agit de la quatrième interception de ce type réalisée par la France dans le cadre de sa lutte contre ce qu’elle qualifie de « flotte fantôme » russe.

Historique des interceptions

En mars dernier, la France avait déjà arraisonné un autre pétrolier russe, le Deyna, en Méditerranée. Ce navire avait été dérouté et immobilisé à Fos-sur-mer. Après avoir payé une amende, il avait quitté les eaux françaises en avril.

LAISSER UN COMMENTAIRE