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Violences après la victoire du PSG : Gabriel Attal appelle à un renforcement de la justice des mineurs

Après les incidents violents survenus lors de la finale de la Ligue des champions, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement et candidat à la présidentielle, a exprimé sa volonté d’adapter la justice des mineurs à ce qu’il qualifie de « changement de société ». Il a souligné la nécessité d’un durcissement face à ces comportements.

Les débordements qui ont marqué la victoire du Paris Saint-Germain ont suscité de nombreuses réactions dans le paysage politique. Le 1er juin, Gabriel Attal a pris la parole pour commenter ces scènes de violence urbaine. Il a notamment mis en avant la forte présence de jeunes parmi les responsables des incidents.

Selon lui, il faut renforcer la justice pour les mineurs. Il a déclaré : « Il y a toujours eu des hooligans dans les stades, aux abords des stades. Ce qu’on constate depuis quelques années, c’est que la casse se produit même très loin des stades. Lorsqu’une équipe gagne, certains jeunes ont pour réflexe d’aller détruire dans différentes villes. »

Vers un durcissement de la justice pour les mineurs

Gabriel Attal considère que ce phénomène traduit un « vrai changement de société » auquel il faut s’adapter. Il a également évoqué le discours du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui parlait de « scènes de guerre civile ». Cependant, il refuse d’utiliser ces termes, insistant sur le fait qu’il s’agit plutôt d’un « changement culturel ».

Il a ajouté : « Quand des jeunes partent à la dérive, il faut les sanctionner. Cela doit aussi avoir une valeur éducative. Mais si certains en arrivent là, c’est qu’il y a eu beaucoup de problèmes auparavant. »

Pour répondre à ces enjeux, Gabriel Attal propose plusieurs mesures. Il souhaite notamment « mettre dès le plus jeune âge le respect des règles, la vie en collectivité et l’autorité au cœur de l’école ». Il évoque la création d’un « conseil de discipline dès l’école primaire » pour rendre plus solennelles les sanctions, ainsi qu’un « barème national des sanctions » dans les établissements scolaires.

Il insiste également sur la nécessité d’un « durcissement de la justice des mineurs ». Cette position n’est pas nouvelle. Lors de son passage à Matignon, il avait déjà porté cette idée, proposant notamment une réforme constitutionnelle pour que certains mineurs soient jugés comme des majeurs si la situation le justifie. Son projet avait été partiellement censuré par le Conseil constitutionnel.

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