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Une présence renforcée dans la sphère politique

Depuis plusieurs semaines, Gabriel Attal multiplie ses prises de parole, ses rencontres publiques et ses confidences. Son agenda chargé traduit une volonté claire de s’affirmer comme un acteur majeur de la prochaine présidentielle. Il souhaite « aller à la rencontre des Français » dans les semaines à venir.

Une ambition présidentielle claire

Le 15 avril dernier, dans un entretien avec Le Point, l’ancien ministre a exprimé ses grandes ambitions pour 2027. Il estime savoir « comment il faut présider la France » et ne se contente pas d’attendre une candidature déjà annoncée, celle d’Edouard Philippe. Pour lui, la course présidentielle est ouverte, chacun ayant ses chances.

Une stratégie de positionnement

Selon le politologue Philippe Moreau-Chevrolet, la campagne présidentielle ressemble à une « primaire » où chaque candidat doit convaincre. Il note que le maire du Havre, pour l’instant, reste « inaudible sur tous les sujets politiques du moment ». En revanche, Gabriel Attal, président du groupe « Ensemble pour la République » à l’Assemblée nationale, profite de cette période pour faire avancer ses propositions.

Il n’hésite pas à s’opposer au gouvernement, notamment sur des sujets comme la loi sur l’ouverture des commerces le 1er mai, en refusant la non-convocation d’une Commission mixte paritaire. Selon le politologue, son positionnement est clair sur de nombreux sujets, ce qui renforce sa visibilité dans le débat public.

Le duel entre Attal et Édouard Philippe pourrait se jouer sur leur volonté et leurs moyens, tous deux étant encore fortement associés au macronisme, ce qui pourrait freiner leur image dans la course à l’Élysée.

Au cœur de l’arène politique

Dans son dernier livre, Gabriel Attal revient sur la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, une étape qu’il a vécue depuis Matignon. Il évoque cette période comme une « rupture » avec Emmanuel Macron. Le député des Hauts-de-Seine souhaite également se positionner face à la politique de Jean-Luc Mélenchon et au programme du Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, en tête des sondages.

Il prône un projet d’espoir, visant à montrer que l’élévation est possible pour tous, quelles que soient leurs origines ou leur couleur de peau.

Bien qu’il n’ait pas encore officiellement annoncé sa candidature, Gabriel Attal adopte certains codes d’un candidat à la présidentielle. Le 30 mai, il doit réunir ses soutiens au parc des Expositions, à la porte de Versailles, à Paris. Son parti organisera aussi plusieurs réunions publiques, appelées « Nuits de la Nouvelle République », à Lyon le 28 avril, à Bordeaux le 5 mai et à Strasbourg le 20 mai.

Confidences et rencontres pour mieux se faire connaître

Au-delà de la scène politique, Gabriel Attal souhaite aussi se livrer à ses électeurs via son livre. Il explique vouloir « dire ce qu’il a vécu, qui il est, ce qu’il veut pour le pays » lors d’un entretien avec TF1.

L’ancien Premier ministre prévoit de passer plusieurs semaines à parcourir la France, pour échanger directement avec les citoyens. Selon Philippe Moreau-Chevrolet, son âge pourrait toutefois jouer en sa défaveur. Le politologue note que « la jeunesse » peut être un atout, mais aussi une limite si les Français cherchent un président plus expérimenté après Emmanuel Macron.

Dans ses confidences, Gabriel Attal évoque aussi sa vie privée. Il parle de ses deux parents, notamment la personnalité exceptionnelle de son père, de sa mère, qu’il qualifie d’« héroïque », ainsi que de ses trois sœurs. Il évoque aussi ses épreuves personnelles, comme son addiction aux jeux d’argent, des éléments qui contribuent à faire de lui un homme, au-delà de son rôle politique.

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