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Contexte et départ du président du groupe à l’Assemblée

Le maire de Nice et président du groupe UDR à l’Assemblée nationale va quitter la Chambre, car la loi interdit le cumul de deux mandats.

Élu maire de Nice en mars, Ciotti ne peut cumuler sa fonction locale avec le mandat de député.

La loi de février 2014 interdit «le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur».

Pour cette raison, Ciotti doit quitter l’Assemblée et son suppléant le remplacera.

Toutefois, le début du mandat a été marqué par des difficultés électorales. La candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux avait saisi le tribunal en dénonçant des incohérences dans le décompte des bulletins dans plusieurs bureaux de vote et des divergences entre les signatures sur les registres d’émargement au premier et au second tour pour au moins 75 électeurs.

Après une audience, le tribunal a jugé au début du mois d’octobre que les irrégularités dénoncées n’étaient pas établies et que même si elles l’étaient, elles n’étaient pas de nature à fausser le scrutin compte tenu de l’avance de la liste d’Eric Ciotti, qui comptait 43.000 voix de plus que celle de la gauche au deuxième tour.

Cette décision officialise la prise de fonction de Ciotti à la mairie de Nice et son départ prochain de l’Assemblée nationale.

Au Palais-Bourbon, Ciotti sera remplacé par son suppléant. Le groupe de 17 parlementaires devra toutefois trouver un nouveau président. Selon une source parlementaire à CNEWS, celui-ci présidera chaque semaine la réunion du groupe. «Éric Ciotti restera plus que jamais le capitaine du navire UDR», a précisé cette source. Vraisemblablement, cette succession ne devrait pas avoir lieu avant le mois de décembre.

Selon cette même source, trois députés sont pressentis pour lui succéder : Charles Alloncle, député de l’Hérault, Maxime Michelet, élu de la Marne et ancienne plume d’Éric Ciotti, ou Antoine Valentin, député de Haute-Savoie, élu en février 2026 dans le cadre d’élections législatives partielles.

Un rôle à jouer en 2027

Le patron de l’UDR, allié de Marine Le Pen depuis 2024, devrait par ailleurs jouer un rôle lors de la prochaine campagne présidentielle de la candidate du Rassemblement national.

Le 21 octobre dernier sur CNEWS, il a par ailleurs appelé Bruno Retailleau et David Lisnard à abandonner «leurs candidatures de témoignages» et à se rassembler autour de celle de Marine Le Pen, «la seule qui peut gagner» à droite.

Si l’alliance entre le RN et l’UDR est parvenue à constituer un groupe au Sénat, pour la première fois sous la Ve République, elle devrait ainsi faire massivement campagne ensemble lors de la prochaine campagne présidentielle. Ce mardi, Charles Alloncle, cadre du parti d’Éric Ciotti, a été nommé porte-parole de Marine Le Pen.

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