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Violence politique sans précédent à la prochaine présidentielle, selon Alloncle

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Récemment nommé porte-parole de la campagne de Marine Le Pen, le député UDR Charles Alloncle affirme que la prochaine présidentielle pourrait être marquée par une violence politique sans précédent.

«Nous assistons à une montée inquiétante de la haine». Mardi dernier, le député UDR de l’Hérault a été nommé porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. Cette désignation s’inscrit dans la continuité de l’alliance entre le parti d’Eric Ciotti et le Rassemblement national. «Elle illustre la force de l’alliance nouée en 2024. Une alliance qui s’est depuis enracinée dans nos fédérations et concrétisée par des victoires municipales et prolongée jusqu’au Sénat», a-t-il déclaré dans un entretien au Journal du Dimanche.

Celui qui a présidé la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public a toutefois exprimé des craintes quant au climat qui devrait animer la campagne. «Les six prochains mois s’annoncent d’une intensité et d’une violence peut-être sans précédent sous la Ve République», a-t-il jugé, revenant notamment sur l’exclusion de CNEWS d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

«La disqualification a remplacé la contradiction»

Témoignant de ce climat, Alloncle a déploré un climat qui «n’est pas sans danger», regrettant les positions des opposants à l’alliance UDR-RN. « Nos adversaires préfèrent instruire les traditionnels procès indignes en racisme ou en fascisme. La disqualification a remplacé la contradiction. À force de traiter quotidiennement des responsables politiques de nazis ou d’appeler publiquement à «la mort» de leur parti, comme sur le plateau de BFMTV il y a quelques jours, on banalise une violence verbale aux conséquences bien réelles», a-t-il déclaré.

Les 24 et 25 octobre, le Rassemblement national a tenu son congrès à Orléans. L’événement, marqué par une forte présence de militants de gauche et d’organisations syndicales, a suscité une forte réaction du ministère de l’Intérieur. «Nous en sommes au point où l’État lui-même ne semble plus en mesure de garantir pleinement la sécurité des élus», a estimé le parlementaire.

Selon un sondage OpinionWay pour CNEWS publié le 22 octobre, Marine Le Pen serait créditée de 36% des voix au premier tour, devant Jean-Luc Mélenchon à 16%. Les deux candidats devanceraient Raphaël Glucksmann (13%), Edouard Philippe (12%), Bruno Retailleau (6%) et David Lisnard (6%), avec Gabriel Attal à 4% des intentions de vote.

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