Le lancement de campagne d’Édouard Philippe à Paris
Ce dimanche, Édouard Philippe a présenté son programme lors de son premier meeting de campagne à l’Adidas Arena de Paris. Il était entouré de plusieurs milliers de militants et d’élus, venus le soutenir pour la présidentielle de 2027.
Son slogan, « Croire en nous », a été dévoilé lors de cet événement. Pendant un peu plus d’une heure, le candidat a évoqué ses principales mesures, son engagement et ses espoirs. Il a également critiqué certains adversaires sans faire d’annonces politiques majeures.
Un discours centré sur la réforme de l’école
Édouard Philippe a insisté sur une réforme « massive » de l’école, qu’il considère comme la clé du redressement du pays. Il a promis une refonte qu’il qualifie « peut-être la plus importante depuis Jules Ferry ».
Il prévoit notamment un soutien scolaire universel combinant l’utilisation d’intelligences artificielles et des brigades de professeurs, d’anciens enseignants ou d’étudiants volontaires. Le candidat souhaite également remettre de l’ordre dans la justice, avec des peines courtes pour les délinquants, et renforcer la politique aux frontières, notamment par l’expulsion des étrangers délinquants et la réduction des aides sociales.
Les enjeux et la situation politique
Malgré l’absence d’annonces spectaculaires, Édouard Philippe a voulu galvaniser ses supporters. Il est en tête dans les sondages face à ses concurrents du bloc central, Gabriel Attal (Renaissance) et Bruno Retailleau (LR). La décision judiciaire à venir, qui désignera le candidat du Rassemblement national, pèse également sur le contexte.
Le candidat a lancé un appel à l’effort collectif, en déclarant : « Nous allons prendre le pouvoir ».
Une forte présence d’élus et de soutien
Plus d’un millier d’élus étaient présents pour soutenir Édouard Philippe, selon son camp. Parmi les invités, la porte-parole de Renaissance Maud Bregeon, le ministre Mathieu Lefevre, ainsi que des députés de diverses formations politiques. Le ministre LR Nicolas Forissier, des représentants du Modem et du Parti radical étaient également présents.
Édouard Philippe a évité de parler de sa vie privée, mais il a évoqué ses racines normandes, sa famille, et ses combats personnels, notamment sa maladie. Il n’a pas fait venir ses enfants, mais a souligné l’importance de ses valeurs familiales.
Les grandes lignes du programme
Le candidat a affirmé que la France « sait très bien » que tout n’est pas perdu, à condition de dire la vérité et de tenir ses promesses. Il a indiqué vouloir soutenir les ouvriers, les salariés modestes et les indépendants. Il a aussi évoqué la nécessité pour les retraités de contribuer davantage, ainsi que l’allongement du temps de travail pour certains secteurs.
Concernant l’éducation, il souhaite une refonte majeure de l’école, avec notamment la mise en place d’un soutien scolaire universel utilisant des assistants à intelligence artificielle, accompagnés par des brigades de professeurs ou de volontaires.
Au niveau de la justice, il propose d’appliquer systématiquement des peines courtes. Sur le plan migratoire, il prévoit d’expulser les étrangers délinquants et de réduire leurs aides sociales.
Les positions sur la société et la politique
Édouard Philippe a défendu un combat féministe, estimant que la société se portera mieux lorsque les femmes auront plus de moyens et d’autorité dans les décisions collectives. Il a insisté sur sa conviction et sa détermination dans ce domaine.
Il a aussi ciblé ses principaux adversaires. Il a qualifié le Rassemblement national d’ambivalent, évoquant un positionnement social dans le Nord et libéral dans le Sud, tout en étant gourmand lors de ses déplacements à Monte-Carlo. Concernant La France insoumise, il leur reproche de diviser la société en banalisant certains discours et en flirtant avec des idées antisémites ou communautaristes.














