Après plusieurs semaines de hausse, le gazole baisse à la pompe. Le président Macron se félicite de cette évolution et dit qu’elle résulte des mesures du gouvernement, tout en appelant à rester vigilant face aux incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient.
Le chef de l’État souligne des solutions concrètes qui portent leurs fruits, sans démagogie et sans toucher aux taxes.
Une bonne nouvelle, mais les prix restent élevés et il faut rester prudent face aux tensions régionales.
Une baisse d’environ 10 centimes par litre
En milieu de semaine dernière, le litre est passé de 2,38 à près de 2,29 euros, soit environ 10 centimes de moins.
Cette évolution est confirmée par une analyse de l’AFP fondée sur des données publiques issues de 8 642 stations-service.
Pour enrayer la flambée des prix, le gouvernement avait annoncé le 12 octobre la mise à disposition de dix millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques. Ils seront répartis selon les parts de marché en 2025 et mis à disposition sur trois mois. L’objectif était une baisse du prix à la pompe de 12 à 18 centimes.
Cette mesure s’inscrit dans un contexte de forte hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février 2026 par les États-Unis et Israël.
Ce dispositif a permis ces premiers résultats sans toucher aux taxes et sans démagogie. Plusieurs formations réclament néanmoins un blocage des prix du gazole ou une baisse de la fiscalité sur les carburants.
Le président a toutefois appelé à ne pas crier victoire trop vite, rappelant que les incertitudes géopolitiques demeurent dans la région.
Le détroit d’Ormuz au cœur des incertitudes
Sur le plan diplomatique, l’évolution de la situation au Moyen-Orient peut peser sur les cours de l’énergie. Lundi, Téhéran s’est dit prêt à rouvrir rapidement le détroit d’Ormuz, mais sous certaines conditions. Cela intervient après de nouvelles menaces de Donald Trump, évoquant une intervention sur d’autres sites en Iran.
Pour éviter une reprise des bombardements, les échanges diplomatiques se renforcent via le Qatar, qui joue un rôle de médiateur. L’objectif est de relancer les négociations autour d’un conflit dont les répercussions continuent d’ébranler l’économie mondiale.














