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La France insoumise dénonce une « instrumentalisation politique » contre Jean-Luc Mélenchon

Ce mercredi 4 mars, La France insoumise a publié un communiqué pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation politique de la lutte contre l’antisémitisme par le Parti socialiste. La veille, ce dernier avait adopté une résolution critiquant le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, pour des propos jugés inacceptables.

La direction de La France insoumise affirme que cette démarche relève d’une tentative de politisation de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Elle estime que c’est une honte que ce combat, qui doit être collectif, soit utilisé à des fins politiques par un parti qui revendique la gauche.

La lutte contre l’antisémitisme, comme contre toutes les formes de racisme, est un devoir collectif: son instrumentalisation politique, de surcroît par un parti qui se réclame de la gauche, est une honte.

Le communiqué dénonce également les accusations portées contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, ainsi que la criminalisation de l’antifascisme. La mention fait référence à la Jeune garde, un mouvement lié à LFI, accusé d’être impliqué dans la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque.

Le Parti socialiste appelle à la désolidarisation

Le mardi soir, le bureau national du Parti socialiste, instance suprême du parti, a adopté à l’unanimité une résolution visant à condamner les déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Il a dénoncé les caricatures complotistes et propos antisémites attribués au leader insoumis.

Cette résolution fait suite à une polémique concernant la prononciation par Mélenchon des noms juifs « Epstein » et « Glucksmann ». Le PS a également appelé ses militants à se désolidariser clairement et pleinement des propos de Mélenchon.

Le parti socialiste a aussi évoqué la nécessité de condamner ces propos localement, insistant sur leur caractère inacceptable.

En réponse, mercredi, La France insoumise a accusé le PS de mener une dérive mortifère. Selon elle, cette stratégie de division pourrait favoriser la victoire de la droite ou de l’extrême droite dans plusieurs communes.

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