Le Premier ministre reçoit les syndicats après les violences du 17 octobre
Ce mercredi, le Premier ministre a invité plusieurs syndicats à une rencontre à Matignon. Cette réunion intervient quelques jours après des violences inédites en marge des manifestations contre la vie chère, qui ont eu lieu le samedi 17 octobre.
Ce rendez-vous constitue un premier pas vers un dialogue nécessaire. Lors de cette rencontre, le gouvernement espère évaluer la situation et discuter des prochaines actions. La CGT, l’un des principaux syndicats, avait dénoncé au sortir des événements « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement ».
Dimanche soir, dans une allocution télévisée, le président Emmanuel Macron avait annoncé que le Premier ministre réunirait prochainement des représentants politiques, syndicaux, locaux et parlementaires pour faire le point sur la situation.
Les syndicats conviés à une réunion à Matignon
Quatre des cinq syndicats représentatifs au niveau national, à savoir la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC, ont confirmé avoir reçu une invitation pour une réunion mercredi matin à 10h30. La CGT, quant à elle, n’a pas confirmé immédiatement sa participation. Matignon n’a pas encore répondu à ces questions dans l’immédiat.
Les sujets à l’ordre du jour
Le contenu précis de cette rencontre n’a pas été dévoilé. Selon la présidente de la CFE-CGC, Christelle Thieffinne, aucun détail sur les thèmes abordés n’a été transmis. La question du « déroulé du 5 novembre » sera probablement évoquée. Ce jour-là, les syndicats prévoient une nouvelle mobilisation pour défendre les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.
Le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot, a déclaré qu’il attendait de voir ce que le gouvernement proposera. Il estime peu probable que celui-ci annonce des mesures telles que des augmentations générales de salaires ou le dégel du point d’indice des fonctionnaires, demandes que son syndicat soutient.
Suite à la journée de protestation du 17 octobre, des gilets jaunes ont appelé à manifester à nouveau dans plusieurs villes les samedis 24 et 31 octobre, puis à rejoindre la mobilisation du 5 novembre.
La CGT dénonce une « stratégie du chaos »
Lors de l’appel à la mobilisation du 17 octobre, seules la CGT et le syndicat Solidaires avaient officiellement appelé à participer, notamment via les réseaux sociaux.
Lundi, la CGT a publié un communiqué condamnant « la stratégie du chaos déployée par le gouvernement » et soulignant « la gravité de la situation » dans le pays. Elle a appelé à poursuivre une mobilisation pacifique, afin de faire du 5 novembre une grande journée de convergence.
Selon la CGT, lors des événements du 17 octobre, « plutôt que de se concentrer sur le maintien de l’ordre, la doctrine sécuritaire du gouvernement a ciblé de nombreux manifestants pacifiques, qui ont été blessés. Certains services d’ordre ont aussi été pris pour cible. Le nombre de gardes à vue abusives a explosé. Une jeune fille de 17 ans a perdu un œil, un jeune homme de 17 ans a perdu une main. La manifestation à Toulouse a été visée par une grenade, et deux décès à Paris restent à éclaircir ».














