Revente d’objets pillés : le gouvernement affiche sa fermeté
Après les pillages de commerces lors des manifestations contre la vie chère, le gouvernement a pris des mesures. Le lundi 19 octobre, il a convoqué les grandes plateformes d’e-commerce pour leur demander de retirer immédiatement les annonces suspectes. Cependant, des experts et juristes soulignent que ces contrôles existent déjà depuis le règlement européen sur les services numériques de 2022. Leur application concrète reste cependant incertaine.
Réunion avec les partis politiques à Matignon
Les partis politiques seront reçus jeudi à Matignon pour évoquer les difficultés rencontrées lors des événements du 17 octobre. La rencontre portera également sur la sécurisation de la campagne présidentielle. Le gouvernement demande à ses interlocuteurs de condamner la violence. Jean-Luc Mélenchon a indiqué que La France insoumise participera à cette réunion, mais prévient qu’elle pourrait la compliquer.
Une rencontre avec les syndicats prévue en fin de matinée
Ce matin, le Premier ministre recevra les cinq principaux syndicats : CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC. L’objectif est de discuter des moyens de garantir la liberté de manifester, tout en évitant que cette liberté soit détournée par des actes inacceptables. La réunion sera également à laquelle participera Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur. Des manifestations sont prévues samedi, notamment par les gilets jaunes et des mouvements lycéens, puis le 5 novembre, à l’appel des syndicats.
Actualité nocturne
-
Couvre-feux : Plusieurs villes ont mis en place des couvre-feux pour la deuxième nuit consécutive. À Marseille, il est en vigueur depuis 22 heures mardi et doit durer jusqu’à vendredi. À Toulouse, un couvre-feu nocturne est programmé du jeudi au dimanche dans le centre-ville, notamment autour du Capitole. À Paris, un hélicoptère a survolé la capitale peu avant 23 heures, avec un projecteur allumé.
-
Le Défenseur des droits a indiqué avoir reçu 46 signalements depuis le début du mouvement lycéen, dont plus d’une dizaine concernent le week-end dernier.
-
Concernant les violences et pillages à Paris, 557 personnes ont été placées en garde à vue. À ce jour, 300 ont été présentées à un magistrat. La procureure de Paris a précisé qu’aucune n’a revendiqué un mobile politique. Le gouvernement accuse notamment l’ultragauche des violences.
Manifestation du 17 octobre : couvre-feux, enquêtes de l’IGPN… Toutes les informations du mardi 20 octobre
Bonjour et bienvenue dans ce suivi en direct des événements, quatre jours après les violences du 17 octobre.














