Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a décidé cette année de ne pas s’adresser directement aux présidents de départements lors d’une allocution, comme cela se fait habituellement pour un Premier ministre. À la place, il a invité ces responsables à une réunion à Matignon le 16 novembre, afin d’échanger sur le budget 2027 et de répondre à leurs préoccupations.
Dans un courrier daté du 15 octobre, le Premier ministre évoque la possibilité d’augmenter la part de la CSG (contribution sociale généralisée) qui leur est destinée. Actuellement, cette enveloppe s’élève à 300 millions d’euros. Il précise que « une augmentation de cette enveloppe pourra être débattue au Parlement ». Par ailleurs, il indique que le montant du fonds de sauvegarde, destiné à soutenir les départements en difficulté, pourrait également être ajusté. Ce fonds, qui est passé de 600 millions d’euros à seulement 100 millions, pourrait voir ses critères d’attribution modifiés.
Des explications attendues par les départements
Le président de l’Association des départements de France, François Sauvadet, a demandé la présence du Premier ministre lors de leur congrès à Reims, qui se tient jusqu’à vendredi. Il souhaite obtenir des « explications » sur la situation financière des collectivités locales. Initialement, Sébastien Lecornu avait envisagé de se rendre à cet événement vendredi, mais il a finalement renoncé en raison du contexte national et international marqué par plusieurs crises, selon ses proches.
Malgré cela, l’entourage du Premier ministre souligne qu’« il n’y a pas de schéma dans lequel il n’y ait pas de concertation sur la situation des départements avec leurs présidents », rappelant que Sébastien Lecornu a lui-même été président de département dans l’Eure.
Une baisse de plus de 1,8 milliard d’euros selon Départements de France
Selon l’association Départements de France, si le projet de loi de finances pour 2027 reste tel qu’il est, les budgets des départements pourraient être amputés de plus de 1,8 milliard d’euros. La majorité des associations d’élus locaux ont également exprimé leur opposition, dénonçant une « purge financière » dans le texte et demandant à être reçues par le Premier ministre.
De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a assuré que la chambre haute proposera des mesures pour redresser la situation financière, tout en veillant à maîtriser les efforts demandés aux collectivités locales.














