Réaction d’Édouard Philippe face aux propos de Marine Le Pen sur l’Ukraine
Le candidat Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe, a qualifié mercredi 15 octobre de « trahison » la déclaration de Marine Le Pen concernant l’aide à l’Ukraine. La présidente du Rassemblement national avait annoncé qu’elle continuerait à soutenir financièrement l’Ukraine pendant six mois si elle était élue en 2027, mais qu’au-delà, elle cesserait toute aide.
Édouard Philippe a exprimé son désaccord sur X, en affirmant que « Madame Le Pen, on vous savait alignée depuis longtemps sur les intérêts du Kremlin mais votre dernière déclaration est une trahison. »
Pour lui, mettre fin au financement de l’Ukraine serait une erreur. Il estime que cela affaiblirait le pays dans sa lutte contre la Russie, alors que la France doit, selon lui, rester solidaire et soutenir l’Ukraine dans cette guerre.
Les principes de la France et la position de Marine Le Pen
Édouard Philippe insiste sur le fait que la France ne doit pas suivre d’obéissance à Moscou ou ailleurs. Il rappelle que « nos valeurs ne se défendent pas de manière temporaire, pas plus que notre sécurité collective qui, pour une part, se joue à l’Est de l’Europe. »
De son côté, Marine Le Pen a précisé qu’en cas d’élection, elle maintiendrait l’aide à l’Ukraine pendant six mois, puis arrêterait le soutien financier, car elle affirme que la France n’a plus les moyens de continuer à aider. Elle a aussi évoqué la possibilité que d’autres pays de l’Union européenne puissent prendre le relais, sans préciser lesquels.
Les réponses de la France et de l’Ukraine
Édouard Philippe a souligné que la France « ne se désengage pas », mais qu’elle « se bat pour la défense de ses principes et de ses intérêts. » Il a également dénoncé les liens de Marine Le Pen avec le Kremlin, affirmant que « la France, libre et souveraine, ne prend ses ordres ni à Moscou ni ailleurs. »
Quant à Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, il a répondu aux propos de Marine Le Pen en estimant qu’elle « ne maîtrise pas bien certains détails ». Il a souligné que pour elle, devenir présidente nécessite de s’assurer d’un système européen solide, mais il a laissé entendre qu’elle pourrait manquer de compréhension sur certains enjeux clés de l’aide à l’Ukraine.














