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Guerre en Iran et position de Jordan Bardella

Lors de l’émission « La France en Face » sur CNEWS, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a évoqué la situation en Iran et la politique étrangère des États-Unis. Il a souligné que, malgré un premier mandat marqué par une certaine admiration pour Donald Trump, sa vision a changé.

Il a expliqué que le conflit entre les États-Unis et l’Iran dure depuis deux mois. Selon lui, les objectifs de guerre de Washington semblent flous. Il a rappelé que l’Iran contrôle aujourd’hui le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l’économie mondiale. Bardella a critiqué la nouvelle orientation de Trump, la qualifiant de renouement avec une logique belliqueuse, différente de celle de son premier mandat, marqué par un désengagement des conflits mondiaux.

Il a insisté sur la nécessité pour la France et l’Europe de renforcer leur puissance. Selon lui, l’Europe doit retrouver son indépendance économique, diplomatique et militaire face à un monde de plus en plus incertain, où les alliances d’hier pourraient ne pas durer.

La hausse des prix du carburant

La crise internationale liée à la guerre entre l’Iran et les États-Unis a aussi touché les Français, notamment par la hausse du carburant. Jordan Bardella a qualifié les aides gouvernementales de « dérisoires » et peu efficaces, estimant qu’elles ne concernent qu’une minorité.

Il a proposé une solution basée sur des réductions de taxes. Selon lui, en baissant la TVA sur l’énergie de 20 % à 5,5 % et en diminuant la TICPE de 16 centimes, le prix du litre pourrait être réduit de 40 centimes, ce qui représenterait une économie de 25 euros sur un plein de 50 litres.

Taxation des superprofits de TotalEnergies

Interrogé sur la taxation des superprofits réalisés par TotalEnergies, jordan Bardella a rappelé que la France traverse un « contexte exceptionnel ». Il a indiqué qu’il était légitime que les grandes entreprises qui enregistrent d’importants profits contribuent à l’effort national dans cette période.

Il a salué le plafonnement des prix à la pompe mis en place par Total, qu’il considère comme un geste patriotique. Selon lui, cela a permis d’avoir un impact positif sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Il a toutefois souligné que la taxation et les impôts ne peuvent pas être une solution à long terme, dénonçant la forte pression fiscale qui pèse sur l’économie française.

Le pouvoir d’achat et la gestion des dépenses publiques

Jordan Bardella a annoncé que le pouvoir d’achat sera une priorité pour le Rassemblement national lors de la prochaine campagne. Il a dénoncé l’écart croissant entre le salaire brut et net, ainsi que le modèle social français très généreux, qu’il considère comme déraisonnable au regard de la situation budgétaire du pays.

Il a promis de proposer des mesures draconiennes pour réduire la dépense publique et remettre la France sur la voie de la discipline financière. Il a évoqué plusieurs dépenses publiques qu’il souhaite réduire, notamment l’aide sociale aux étrangers en situation régulière, les subventions à l’Algérie, les financements des énergies renouvelables étrangères, la bureaucratie, l’audiovisuel public, la prise en charge gratuite des clandestins, ainsi que la lutte contre la fraude.

La rave-party dans le Cher

Le président du RN a également évoqué la rave-party qui s’est tenue sur un terrain militaire près de Bourges, dans le Cher. Il a déploré l’incapacité de l’État à assurer la sécurité. Selon lui, l’État semble faible face à ce genre d’événements, alors que les impôts des citoyens devraient garantir leur protection.

Il a critiqué la faiblesse de la réponse de l’État face à des jeunes souvent sous l’emprise de stupéfiants, capables d’organiser un rassemblement de cette ampleur. Si il était Premier ministre, il ferait de la sécurité une priorité quotidienne, en affirmant qu’il faut renforcer l’ordre sur tout le territoire.

Adoption de la proposition de loi Rodwell

Jordan Bardella a commenté l’adoption en première lecture par l’Assemblée nationale d’une proposition de loi du député Charles Rodwell, visant à renforcer la sécurité et la rétention administrative des étrangers jugés dangereux. Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre du travail du Rassemblement national, avec une alliance avec d’autres élus de droite.

Il a précisé que cette loi permettrait notamment d’allonger la durée de rétention en Centre de Rétention Administrative (CRA) jusqu’à deux ans, face à une législation qu’il juge trop laxiste face à l’immigration. Il a également annoncé qu’en cas de victoire aux prochaines élections, il organiserait un référendum sur l’immigration, pour que les Français puissent reprendre le contrôle de cette politique.

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