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Les propositions des candidats de gauche sur les retraites pour la présidentielle de 2027

Alors que la présidentielle de 2027 approche, la question des retraites occupe une place centrale dans les programmes des candidats de gauche. Chacun propose des solutions différentes pour réformer le système, confronté à un déficit structurel dû au vieillissement de la population.

Voici un aperçu des principales propositions des huit candidats de gauche ou se revendiquant comme tels, selon leur popularité dans les sondages récents.

Jean-Luc Mélenchon : un départ à 60 ans

Le leader de La France insoumise, en tête dans les sondages, souhaite abaisser l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, avec 40 annuités de cotisation. Les Français auraient la liberté de continuer à travailler pour augmenter leur pension. Si une personne part à 60 ans sans avoir cotisé suffisamment, sa pension serait proportionnelle, mais resterait au-dessus du seuil de pauvreté, équivalent au SMIC pour une carrière complète.

Il prévoit aussi de prendre en compte la pénibilité, permettant un départ anticipé dès 55 ou 57 ans dans certains secteurs. Pour financer cette réforme, il propose d’augmenter les cotisations vieillesse, de faire contribuer davantage les hauts revenus, et de réduire certaines exonérations de charges patronales.

Raphaël Glucksmann : un système évolutif

Le favori de la primaire de gauche n’a pas encore dévoilé de programme précis, mais a évoqué à plusieurs reprises ses idées lors d’interventions télévisées. Il souhaite revenir sur la réforme de 2023, en proposant un système qui ne se limite pas à l’âge de départ, avec une base à 62 ans et un mécanisme de décote pour prendre en compte la pénibilité.

Il veut créer un « Haut Conseil du pilotage des retraites » et augmenter le nombre de cotisants, notamment en facilitant l’insertion des seniors. Il a également mentionné la possibilité pour certains de partir à 60 ans, tandis que d’autres devront travailler plus longtemps. Cependant, les détails concernant le financement restent flous.

François Hollande : un départ à 63 ans

Bien qu’il ne soit pas officiellement candidat, François Hollande est régulièrement cité dans les sondages. Il envisage un âge légal de départ à 63 ans à partir de 2028, avec un allongement des durées de cotisation selon l’espérance de vie. Il propose aussi de limiter l’indexation des pensions à 1% pendant cinq ans, et d’intégrer une part de capitalisation sous contrôle des partenaires sociaux.

Marine Tondelier : objectif retraite à 60 ans

La dirigeante des écologistes souhaite revenir à un âge de départ à 60 ans, en supprimant la réforme qui prévoit de porter cet âge à 64 ans. Elle veut surtout aider les personnes ayant commencé à travailler tôt ou exerçant des métiers pénibles. Pour financer cette réforme, elle propose de réduire partiellement les exonérations de cotisations accordées aux entreprises. Son objectif est d’assurer l’équilibre du régime général d’ici 2050.

François Ruffin : la pénibilité comme critère principal

Le député de La France insoumise, candidat déclaré, souhaite revenir à un âge de départ à 60 ans. Il met l’accent sur la pénibilité du travail comme critère principal pour l’accès à la retraite anticipée. Il propose d’octroyer automatiquement des trimestres supplémentaires en fonction des métiers exposés à la pénibilité, et de garantir une pension minimale équivalente au SMIC pour une carrière complète.

Fabien Roussel : retraite à 60 ans

Le candidat du Parti communiste français veut rétablir l’âge de départ à 60 ans avec 40 annuités pour une pension complète. Il prévoit de financer cette réforme principalement par une taxation des revenus financiers. Lors de la célébration des 90 ans du Front populaire, il a rappelé cette intention, sans préciser tous les détails du financement.

Olivier Faure : retour à 62 ans

Le Premier secrétaire du Parti socialiste soutient l’abrogation de la réforme en cours, si son parti accède à l’Élysée. Il souhaite revenir à 62 ans pour l’âge légal, avec une différenciation selon la pénibilité des métiers. La campagne d’Olivier Faure a démarré tard, et il est actuellement peu en tête dans les sondages, avec une faible intention de vote.

Nathalie Arthaud : hausse des petites pensions

La candidate d’Lutte ouvrière défend un âge de départ à 60 ans avec 40 annuités, sans allongement de la durée de cotisation. Elle propose également une forte revalorisation des pensions, avec un objectif fixé à un minimum de 2.000 euros. Elle n’a pas encore présenté de programme détaillé pour 2027, mais insiste sur la nécessité d’augmenter toutes les petites pensions.

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