Le 14 juillet 2016, un attentat terroriste a frappé la promenade des Anglais à Nice, faisant 86 morts et de nombreux blessés. Cet évènement tragique reste gravé dans la mémoire collective.
Les commémorations du dixième anniversaire
Le président de la République, Emmanuel Macron, a confirmé sa présence lors des cérémonies du dixième anniversaire de l’attentat. Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, a promis une commémoration à la hauteur de l’événement, marquée par une forte émotion.
Procès et justice
Lors du procès en appel, deux des principaux accusés ont été condamnés à 18 ans de prison. Ces condamnations font suite à un premier jugement où ils avaient été condamnés en première instance. Les accusés ont chacun décidé de faire appel de cette décision et se pourvoient en cassation.
Le procès en appel, qui s’est déroulé du 22 avril au 14 juin 2024, a permis d’étudier le profil des accusés, avec notamment des témoignages poignants. Parmi eux, une mère estonienne a raconté la perte de son fils, tué lors de l’attentat, en évoquant la difficulté d’apprendre son décès plusieurs jours après les faits.
Témoignages et victimes
Des parties civiles, dont des familles vivant à l’étranger, ont témoigné lors du procès. Elles ont évoqué le traumatisme, notamment le prélèvement d’organes sur les victimes, et le dispositif de sécurité déployé le soir de l’attaque. Certaines victimes musulmanes ont également exprimé leur douleur face aux messages de haine reçus après l’attentat.
Deux enfants, âgés de cinq et quatre ans lors des faits, ont témoigné pour la première fois au procès en appel, racontant leur vécu avec leur famille la nuit de l’attentat, à travers un texte écrit par eux-mêmes.
Débats et enquêtes
Plusieurs investigations sont en cours, notamment sur la sécurisation de l’événement. L’enquête sur le dispositif de sécurité a été transférée à Marseille, où l’on évoque des dysfonctionnements. Par ailleurs, des prélèvements d’organes effectués sur les victimes n’ont pas tous pu être analysés, en raison de demandes d’ADN ou de restitutions non effectuées.
Des nouvelles investigations ont également été ouvertes pour homicides et blessures involontaires, suite à l’instruction judiciaire en cours.
Les enjeux du procès
Le procès en appel doit durer près de deux mois, avec la possibilité d’un verdict attendu pour le 13 décembre 2024. Les parties civiles craignent des frustrations si les peines s’avèrent faibles. L’avocat des victimes souligne l’importance de la reconnaissance du caractère terroriste de l’attentat.
En parallèle, le parquet a demandé la requalification des faits en « homicides involontaires », ce qui pourrait modifier la nature des condamnations.
Hommages et commémorations
Un hommage sobre a été rendu aux victimes le vendredi suivant. Environ 150 personnes ont déposé une gerbe sur la promenade des Anglais, témoignant de la mémoire de cette tragédie.
Le procès a également été retransmis dans une salle située dans le quartier de l’Arénas, permettant à ceux qui ne pouvaient y assister de suivre les débats à distance. Des enfants témoigneront pour la première fois par visioconférence, durant cette nouvelle étape judiciaire.
Réactions
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a déclaré que « la justice est rendue » après les condamnations. Les familles de victimes, quant à elles, restent vigilantes face aux décisions de justice et à l’évolution des enquêtes en cours.














