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Un débat animé autour de la réintroduction de certains insecticides

Le Parlement doit se prononcer lundi et mardi sur un projet de loi d’urgence agricole. Ce texte prévoit la réintroduction temporaire de deux insecticides néonicotinoïdes interdits depuis 2020.

Ces produits, l’acétamipride et le flupyradifurone, sont autorisés dans d’autres pays européens. La loi propose de les réautoriser pour un an, afin de protéger la betterave, la noisette, la pomme et la cerise. Ces cultures manquent actuellement de solutions efficaces contre certains ravageurs et maladies. La perte de rendement liée à l’absence de ces insecticides peut atteindre 20 % à 60% selon les années.

Les enjeux et les controverses

Ce point reste très controversé. La question de leur utilisation soulève des débats importants, notamment en raison des risques pour l’environnement. La réintroduction de ces substances divise également les parlementaires. Si le texte devrait être adopté facilement au Sénat, son vote à l’Assemblée nationale s’annonce plus difficile. La gauche s’oppose fermement à cette mesure, et des divisions existent au sein du bloc central.

Les autres mesures du projet de loi

Outre cette question, le texte prévoit aussi le doublement de la capacité de stockage d’eau d’ici 2035, dans le but d’aider les exploitations agricoles à faire face au changement climatique.

Les réactions politiques

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a exprimé son opposition à la réintroduction de l’acétamipride. Elle a qualifié le débat sur les produits phytosanitaires d’« extrêmement émotionnel » et a appelé à ne pas faire échouer le projet « par idéologie, calcul ou peur ». Elle insiste sur le fait que ce texte vise à lever les obstacles à la production agricole.

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