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Les propositions de Ségolène Royal pour renforcer la sécurité dans le périscolaire

Alors que les écoles et centres périscolaires parisiens sont secoués par des accusations de violences sexuelles, physiques et psychologiques, la candidate à la primaire du Parti socialiste (PS) et de Place publique pour 2027, Ségolène Royal, propose une mesure radicale : l’installation de caméras de vidéosurveillance « partout dans le cadre scolaire ». Elle estime que cette approche permettrait de prévenir les incidents et de garantir la sécurité des enfants.

Une mesure qui suscite le débat

Lors d’une interview sur BFMTV-RMC ce mercredi 2 septembre, Ségolène Royal a expliqué qu’elle souhaitait voir ces caméras installées dans tous les lieux accueillant un public fragile, notamment dans les écoles. Selon elle, cette initiative permettrait d’éliminer le passage à l’acte de violences, en assurant une surveillance constante. Elle se demande également pourquoi cette mesure n’a pas encore été mise en place.

Ce qui est prioritaire, c’est que tous les matins, les enfants arrivent heureux à l’école parce qu’ils savent qu’ils sont en sécurité et qu’ils vont recevoir une éducation qui va les passionner

Elle précise que ce projet ne se limite pas aux écoles, mais concerne aussi les crèches, les établissements pour personnes âgées comme les Ehpads, et même lors de la garde d’enfants par des nourrices. Selon elle, la vidéosurveillance pourrait jouer un rôle clé dans la protection des enfants et des publics vulnérables.

Un déplacement prévu à Alfortville

Pour lancer cette initiative, Ségolène Royal prévoit un déplacement à Alfortville, où elle présentera son programme. Elle indique que ce sera l’occasion de définir les modalités de généralisation de cette mesure à l’échelle nationale, en accord avec les salariés et en respectant la législation en vigueur.

Une situation préoccupante dans le secteur périscolaire

Depuis le début de 2026, 132 animateurs ont été suspendus dans le secteur, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. La baisse de fréquentation des centres de loisirs parisiens cet été, d’environ 13 % par rapport à 2025, est également perçue comme un signe de défiance des parents, liée à ces scandales.

Les mesures en cours et les enjeux

Face à cette situation, la candidate souligne l’importance de renforcer la sécurité et la confiance des familles. Elle rappelle que la législation oblige à respecter des règles strictes lors de l’installation de caméras, en concertation avec les salariés. La question de la surveillance dans les espaces publics accueillant des enfants reste cependant un sujet sensible, soulevant des débats sur la vie privée et la prévention des abus.

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