Dans un entretien publié ce mercredi 15 avril dans Le Point, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal affirme qu’il pense avoir acquis les connaissances nécessaires pour présider la France. Cette déclaration intervient à l’occasion de la sortie de son livre intitulé « En homme libre », prévu pour le 23 avril.
Lors de cet entretien, Attal explique que l’exercice du pouvoir l’a transformé. Il souhaite désormais parler directement aux Français, partager ses convictions et leur présenter un projet pour leur avenir. Il voit cette étape comme une préparation avant de se lancer plus concrètement dans la vie politique.
Le secrétaire général de Renaissance, qui a 37 ans, déclare : « J’ai eu l’expérience de gouverner le pays, je pense aujourd’hui savoir comment il faut le présider. J’ai les idées claires pour la France ».
Les enseignements tirés du pouvoir
Gabriel Attal évoque plusieurs leçons qu’il a tirées de ses mandats. La première concerne les obstacles liés aux finances publiques, qui entravent souvent l’action politique. La seconde, c’est la transformation de la démocratie en une sorte de vétocratie, où des opposants ou des blocages empêchent la réalisation des projets.
Le troisième, c’est qu’il faut changer radicalement notre façon d’exercer le pouvoir, une des promesses les plus déçues du macronisme
Il critique également l’utilisation du concept de « Nouvelle France » par Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, cette idée sert à renforcer la thèse du « grand remplacement » portée par le Rassemblement National (RN). Ce dernier, en développant ses discours anti-immigration, cible notamment les Français binationaux, ce qui alimente selon Attal la peur d’un péril fasciste.
Pour Attal, la solution réside dans la création d’un projet porteur d’espoir. Il souhaite montrer que l’ascension est possible pour tous, indépendamment de leur origine ou de leur couleur de peau.
Un appel à un vrai rassemblement
Il insiste sur la nécessité d’une campagne sincère et d’un rassemblement solide. Selon lui, le manque de campagne en 2022 a montré ses limites. Il prône un vrai temps d’expression durant l’année 2026, pour que les Français puissent faire un choix éclairé, avant un rassemblement final en 2027.
Par ailleurs, Édouard Philippe, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron et président d’Horizons, a officialisé sa candidature pour la prochaine présidentielle. Il est actuellement en deuxième position dans les sondages, derrière le Rassemblement National.














