À moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, la situation des écologistes est tendue. La primaire pour désigner le candidat unitaire de la gauche peine à avancer. La secrétaire nationale Marine Tondelier soutient le processus, mais celle-ci doit encore convaincre le Parti socialiste d’Olivier Faure, qui reste sceptique face à cette démarche.
Par ailleurs, dans le reste de la gauche, deux personnalités dominent dans les sondages : Jean-Luc Mélenchon, qui poursuit sa campagne, et Raphaël Glucksmann, qui entretient le suspense tout en avançant ses pions. Ce dernier cherche à obtenir le soutien du PS, mais sans passer par une primaire.
Les inquiétudes de Sandrine Rousseau
Dans ce contexte, Sandrine Rousseau, députée écologiste et opposée à Marine Tondelier en interne, exprime ses réserves. Elle s’est confiée dans une interview pour Libération ce vendredi 29 mai.
Une crainte d’un scénario catastrophe
Elle craint particulièrement un scénario où, malgré l’absence de primaire, Marine Tondelier maintiendrait sa candidature, puis finirait par se rallier en urgence au camp socialiste avec Raphaël Glucksmann. Pour Rousseau, ce scénario serait inacceptable.
Elle affirme qu’une telle évolution ferait perdre à son mouvement son âme, ainsi que sa représentation à l’Assemblée. Elle précise : « Je ne soutiendrai jamais Raphaël Glucksmann au premier tour. » Elle se rapproche ainsi des positions des insoumis.
Une proposition en cas d’échec de la primaire
Si la primaire échoue, Rousseau propose que le soutien des écologistes soit négocié pour faire élire un candidat capable de rassembler la gauche lors du premier tour, puis de créer une dynamique susceptible de se renforcer au second tour.
Une position claire sur l’écologie
Elle rappelle également que, selon elle, l’écologie ne peut pas être compatible avec un système capitaliste libéral. Elle insiste sur le fait que l’écologie qu’elle défend est « profondément antilibérale, redistributive et non productiviste ».
En ce sens, Rousseau refuse de soutenir un candidat issu de la social-démocratie, comme François Hollande ou Bernard Cazeneuve, dont la candidature pourrait également être envisagée dans les mois à venir.














