Réaction de François Hollande à la victoire de Raphaël Glucksmann
Dimanche, Raphaël Glucksmann a remporté la primaire social-démocrate dès le premier tour. Ce mardi 13 octobre, lors d’une séance de dédicaces à Paris, l’ancien président François Hollande a évoqué cette victoire. Il a appelé le candidat à « créer la dynamique » pour l’avenir.
Interrogé sur la possibilité de rejoindre les rangs de l’eurodéputé, François Hollande a répondu qu’il « verr[ait] bien en décembre ». Il a insisté sur l’importance pour Raphaël Glucksmann de « créer la dynamique » afin qu’un candidat représentant une gauche élargie puisse atteindre le second tour de l’élection présidentielle.
Concernant ses intentions, Hollande a précisé : « À lui, compte tenu de ce que cette étape a représenté, de créer la dynamique. Ce qu’il faut, c’est que le candidat qui sera celui d’une gauche élargie puisse être au second tour. »
Une campagne tournée vers l’union
Hollande insiste sur le fait que la campagne doit privilégier « une candidature de victoire » plutôt qu’un simple témoignage. Il rappelle l’enjeu majeur : « il faut être au second tour. »
Ce qui va compter c’est la capacité dans une société fracturée, fragmentée, d’unir les citoyens. Il faut s’adresser aux citoyens, ça va être ça la démarche qui sera la mienne jusqu’aux mois de décembre-janvier.
Une ligne claire pour la gauche
Selon lui, les électeurs ayant voté à la primaire ont choisi Raphaël Glucksmann pour affirmer leur volonté d’éviter une alliance avec La France Insoumise (LFI). Ils souhaitaient une ligne claire et voient en lui un moyen de clarifier la position de la gauche.
Lors du centenaire de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS), Hollande s’était déjà montré favorable à cette démarche de clarté, en soulignant le succès de l’eurodéputé, qui a recueilli 66 % des voix, dans un contexte où une ligne anti-LFI très affirmée se dégage.
Il a cependant averti : « Mais l’union, ça ne peut pas être l’union des seuls socialistes. » Il faut également élargir cette union à toute la société. Selon lui, c’est le véritable enjeu dans une démocratie où les partis ont peu de force aujourd’hui.














