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La position du gouvernement français face à l’Algérie

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé que la France peut « se faire respecter » par l’Algérie en adoptant une démarche ferme, sans pour autant couper tout contact avec ce pays. Cette déclaration intervient après une polémique née des propos d’Emmanuel Macron, qui a lancé une critique envers ceux qui prônent une ligne dure avec l’Algérie.

Lors du Conseil des ministres, Maud Bregeon a expliqué : « On peut se faire respecter, on peut avoir une démarche de fermeté vis-à-vis d’un État sans pour autant rentrer dans une politique de non-contact. »

Elle a précisé que la position du président de la République concerne notamment certains enjeux liés à la relation franco-algérienne. Elle a cité en exemple la délivrance de laissez-passer consulaires par l’Algérie, qui facilite l’expulsion de ressortissants algériens en situation irrégulière en France.

Une approche pragmatique pour gérer la relation

Maud Bregeon a indiqué que la politique de non-contact, qui avait été tentée, n’avait pas permis d’augmenter le nombre de laissez-passer consulaires délivrés par l’Algérie. Elle a aussi souligné que cette délivrance s’était même arrêtée pendant plusieurs mois, une situation qui a contrarié la France.

Selon elle, « c’est cette approche pragmatique que porte le président de la République ». Elle insiste sur le fait que la fermeté ne doit pas empêcher le dialogue et la coopération.

Les propos d’Emmanuel Macron et la réaction politique

Ce lundi, Emmanuel Macron a lancé une critique à l’encontre de ceux qui prônent une ligne dure avec l’Algérie. Il a qualifié de « mabouls » ceux qui veulent se fâcher avec ce pays, ce qui a suscité des réactions, notamment de Bruno Retailleau, président des Républicains, qui l’a accusé de faiblesse et de dépendance vis-à-vis de l’Algérie.

Le président français s’exprimait lors d’une visite dans un hôpital en Ariège, où il évoquait la contribution des médecins étrangers dans la lutte contre les déserts médicaux en France. Il avait aussi évoqué la nécessité d’adopter une position ferme tout en maintenant le contact.

De son côté, Bruno Retailleau, candidat à la prochaine élection présidentielle, a critiqué la posture d’Emmanuel Macron, la qualifiant de faiblesse et de dépendance vis-à-vis de l’Algérie.

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