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Une enquête pour « provocation à la haine » ouverte à Carpentras

Le parquet de Carpentras a lancé une enquête pour « provocation à la haine » après la diffusion d’un hymne vichyste, « Maréchal, nous voilà! », lors des commémorations du 8-Mai dans la ville. Cet événement s’est produit vendredi dans le centre-ville de Carpentras, dans le Vaucluse.

L’enquête a été ouverte de sa propre initiative, car aucune plainte formelle n’a été déposée à ce jour, selon le parquet. La justice souhaite faire la lumière sur ces faits sans attendre une plainte officielle.

Les autorités précisent que la procédure concerne un délit de « provocation à la haine ou à la violence » à l’encontre d’une personne ou d’un groupe, en raison de leur origine, appartenance ethnique, nationale, raciale ou religieuse. Ce délit peut entraîner une peine d’un an de prison et 45.000 euros d’amende, voire jusqu’à trois ans et 75.000 euros pour un agent public.

Une piste non privilégiée par la justice

Le parquet a indiqué avoir été informé de la diffusion de ce chant « par voie de presse ». Il précise que l’enquête sera menée sans privilégier aucune piste particulière. La justice souhaite donc déterminer les circonstances exactes de cette diffusion.

Le maire de Carpentras, Hervé de Lépinau, membre du Rassemblement national, a annoncé son intention de porter plainte pour « malveillance ». Il a également exprimé son « écoeurement » face à cet incident.

Les circonstances de la diffusion

Vendredi en fin d’après-midi, le chant à la gloire du maréchal Pétain, chef du régime collaborationniste de Vichy entre 1940 et 1944, a retenti depuis des haut-parleurs dans le centre-ville. Ce chant a été diffusé parmi d’autres chansons liées à la Libération.

Selon Alain Giraudi, président de RTV FM, une radio locale associative, cette erreur est due à un technicien qui aurait ajouté accidentellement ce morceau. La mairie assure n’être en rien responsable de cette diffusion.

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