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Marine Le Pen dénonce une enquête du parquet européen

Ce vendredi 8 mai, Marine Le Pen a exprimé son mécontentement face à l’ouverture d’une enquête par le parquet européen. Selon elle, cette procédure concerne des formations aux médias destinées à la campagne présidentielle de 2022 et serait une « manœuvre » visant à « salir » Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN).

Les investigations ont été déclenchées suite à un article publié dans Le Canard enchaîné, suivi d’une plainte déposée en décembre par l’association AC!! Anti-Corruption auprès du parquet national financier (PNF) à Paris. Ces formations, financées par des fonds européens, seraient en réalité destinées à préparer la campagne électorale de Marine Le Pen, selon les accusations.

Les accusations et la réaction de Marine Le Pen

La leader du RN a dénoncé « des outrances et des injures » qu’elle considère comme révélant la « radicalité » de l’association. Sur la radio Ici Nord, elle a qualifié les investigations du parquet européen de « parfaitement naturelles ».

Une tentative de déstabilisation ?

Marine Le Pen a indiqué que son parti était « à la disposition du parquet pour lui fournir tous les éléments » afin de prouver que cette enquête est une « vaste manœuvre visant à salir » le RN et, plus particulièrement, Jordan Bardella.

Elle a également suggéré que cette démarche pourrait être liée à sa popularité croissante, notamment en prévision de l’élection présidentielle de 2027, où elle caracole en tête dans les sondages.

Un lien avec d’autres affaires

Selon elle, l’objectif de l’association qui a porté plainte serait de faire pression dans le cadre d’un autre dossier en cours. Il s’agit du dossier des assistants parlementaires des eurodéputés du FN, devenu RN, dont la cour d’appel de Paris doit rendre une décision le 7 juillet concernant la possible inéligibilité de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle.

Marine Le Pen a affirmé que cette association cherchait à faire pression sur le délibéré en cours, en déclarant : « L’association en question l’a dit elle-même (…) qu’en réalité, son objectif c’est de faire pression sur le délibéré. »

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