Une réponse renforcée face à la menace russe
Ce vendredi, Emmanuel Macron a annoncé avoir demandé au gouvernement de mettre en place un « plan de protection de nos infrastructures critiques ». Cette décision intervient dans un contexte où les opérations attribuées à la Russie se multiplient en Europe.
Le Président de la République a également rencontré à l’Élysée plusieurs chefs de parti et responsables du renseignement, notamment les directeurs de la DGSI, de la DGSE et de la DRM. La réunion a porté sur les conséquences des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient.
Une menace hybride en augmentation
Lors d’une conférence de presse, Emmanuel Macron a souligné que la menace hybride russe s’était intensifiée ces dernières semaines. Selon lui, la Russie a multiplié les attaques contre les intérêts européens depuis cet été.
Les actions attribuées à la Russie
Le président a cité plusieurs opérations recensées ces derniers mois, notamment la découverte de drones explosifs à l’aéroport allemand de Leipzig au début du mois d’août. Il a déclaré que ces actions visaient à intimider la France et à freiner le soutien à l’Ukraine.
Il a affirmé que cette stratégie ne ferait qu’avoir l’effet inverse, et que la réponse de la France passait par un soutien renforcé à l’Ukraine. Emmanuel Macron a rappelé que la sécurité nationale dépend de la situation dans ce pays, soulignant l’importance d’un retour à une paix durable.
Les cybermenaces et la vigilance intérieure
Sur le plan intérieur, le ministre de l’Intérieur a réuni tous les préfets pour renforcer la vigilance face aux attaques hybrides russes. Le gouvernement doit également élaborer un plan de protection pour les infrastructures critiques, notamment contre les attaques de drones et cyberattaques.
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de protéger la France contre les ingérences étrangères et les cyberattaques. Il a rappelé le travail de Viginum, le service chargé de lutter contre ces menaces, et a indiqué que plusieurs textes législatifs visant à renforcer la lutte contre ces formes d’ingérence étaient en cours d’études.
Emmanuel Macron a assuré que ces textes seraient rapidement adoptés pour être applicables dans les semaines à venir.














