PARTAGER

Une popularité en hausse grâce à une campagne de terrain

Depuis plusieurs semaines, la cote de popularité de David Lisnard ne cesse de croître. Le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) voit ses efforts sur le terrain porter leurs fruits. Son engagement en faveur d’une vision libérale de l’économie et de la critique de « l’État-providence » suscite de plus en plus d’intérêt auprès du public.

Une figure qui se distingue dans le débat national

Présent dans la course présidentielle depuis janvier, David Lisnard commence à occuper une place importante dans le débat politique. Son positionnement en faveur du libéralisme, tant économique que social, attire l’attention. Un proche du candidat souligne que « il y a une envie claire de le soutenir. Il est différent, il est singulier. Son côté visionnaire pourrait faire la différence dans la bataille des idées ».

Son parti, Nouvelle Energie, qui lui attribue actuellement 2 % des voix selon un sondage OpinionWay pour CNEWS, voit son nombre de supporters augmenter lors de ses meetings. Des élus, des sportifs comme Willy Sagnol ou Guy Drut, ainsi que des entrepreneurs et artistes participent à ses rassemblements. Lors de la rentrée politique du 29 et 30 août à Cannes, environ 4 000 personnes ont assisté au « Campus de la Gagne », où il a réaffirmé sa volonté « d’en finir avec le macronisme ».

Une démarche qui s’affirme sur le terrain

Lors de cette séquence, David Lisnard a insisté sur son objectif d’éliminer politiquement « ceux qui ont planté le pays », en évoquant une future primaire pour choisir le candidat de la droite et du centre. Il souhaite ainsi se démarquer des autres formations politiques.

Le parrainage et la mobilisation

Le 2 septembre, il a été la première personnalité politique à annoncer avoir recueilli les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle. Son équipe précise que cette réussite ne doit rien à son statut de président de l’AMF, mais résulte d’une démarche ciblée auprès d’élus proches de sa formation. Ces parrainages proviennent uniquement d’élus de son parti, Nouvelle Energie.

Maire de Cannes depuis 2014, David Lisnard est considéré comme un élu de terrain. Son entourage souligne qu’il incarne la France du réel, étant accueilli comme une figure proche des citoyens, toujours prêt à trouver des solutions concrètes.

En août dernier, face aux incendies qui ravageaient plusieurs départements, notamment la Gironde et les Landes, il avait appelé à « la mobilisation générale » des maires pour soutenir les communes sinistrées, en demandant notamment des dons financiers à la Protection Civile.

Une vision libérale pour l’État

Se présentant comme « le candidat du réel », David Lisnard prône une politique libérale. Dans un entretien au JDD, il déclarait que « l’État-providence est mort ». Il dénonce la gestion des dépenses publiques, la suradministration et propose de donner plus d’autonomie aux collectivités locales.

Invité sur CNEWS en septembre, il a évoqué la nécessité d’un « État-performance », plus efficace et adapté aux enjeux du numérique, de l’écologie et du déclin démographique. Il souhaite que l’État se concentre sur ses fonctions régaliennes, tout en allégeant la bureaucratie et en pratiquant une discipline budgétaire stricte, méthode déjà appliquée dans sa ville.

Un appel à une primaire large et inclusive

Face à la progression de ses idées, David Lisnard milite pour l’organisation d’une primaire ouverte à la droite et au centre, plutôt qu’une union d’appareils. Lors de sa rentrée politique, il a lancé un appel à cette primaire, qu’il voit comme un moyen d’éliminer les macronistes.

Selon un sondage Odoxa-Backbone publié début septembre, 70 % des électeurs de droite et du centre seraient favorables à une telle primaire. Parmi les candidats potentiels, Edouard Philippe, opposé à cette démarche, arrive en tête dans l’enquête.

D’autres responsables politiques, comme Hervé Morin, président de la région Normandie, ont également appelé à une primaire. Ce dernier a adressé une lettre à plusieurs candidats, dont Gabriel Attal, Edouard Philippe, David Lisnard et Bruno Retailleau, pour encourager cette démarche. Une pétition lancée par l’ancien ministre de la Défense a recueilli plus de 8 000 signatures, témoignant d’un soutien croissant à cette idée.

LAISSER UN COMMENTAIRE