Gérald Darmanin met en garde contre un second tour potentiel en 2027
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a exprimé ses inquiétudes concernant l’avenir de l’élection présidentielle de 2027. Il appelle à l’unité de son camp pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ou Éric Zemmour, alias M. Bardella.
Lors d’une interview sur France Inter, il a déclaré : « Aujourd’hui, je pense que le second tour, c’est M. Mélenchon contre Mme Le Pen ou M. Bardella, et je pense qu’il faut, comme on dit dans le Nord et à Tourcoing, être bouché à l’émeri pour ne pas le voir. »
Il insiste également sur la nécessité d’un seul candidat pour éviter un face-à-face « terrible » pour la France, en précisant : « J’essaye, comme d’autres, d’expliquer qu’il faut un seul candidat si on ne veut pas que ce soit un duel, M. Bardella contre M. Mélenchon. »
Gérald Darmanin évoque aussi l’usure du pouvoir et la montée d’un « parti de la colère ». Selon lui, de nombreux Français rencontrent de grandes difficultés, mais ils ne sont pas suffisamment entendus. Il se dit également préoccupé par le manque d’unité et d’idées dans son propre camp. « Il y a beaucoup de candidats, et il y a peu d’idées, c’est un petit peu inquiétant », a-t-il souligné.
Une présidentielle considérée comme stratégique
Pour Darmanin, cette élection est « sans doute la plus importante depuis 30 ou 40 ans ». Il vise aussi bien ses proches que ses adversaires, comme Gabriel Attal, le patron de Renaissance, ou Édouard Philippe, ancien Premier ministre, qui aurait proposé de devenir son directeur de campagne. À défaut, Philippe a recruté Marie Guévenoux, une conseillère de Darmanin.
Interrogé sur ses ambitions personnelles pour 2027, Darmanin a répondu : « Inch’Allah, Inch’Allah », une expression arabe signifiant « si Dieu le veut ». Il ajoute : « On verra bien, on verra bien. L’élection présidentielle est sans doute la plus importante que nous vivrons depuis au moins 30 ou 40 ans. »














