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Une étude publiée ce lundi alerte sur le risque de crue majeure à Paris et en Île-de-France. Selon cette recherche, plus d’un million de personnes vivent aujourd’hui dans des zones exposées à de telles inondations.

Une population fortement concernée

Plus précisément, plus de 8 % de la population régionale, soit près de 1,1 million de Franciliens, réside dans des secteurs susceptibles d’être touchés par une crue importante de la Seine ou de la Marne. En tout, environ 555 000 logements et 540 communes sont concernées, principalement le long des deux grands fleuves.

Les crues centennales, un risque difficile à prévoir

Les crues dites « centennales », qui ont une probabilité d’un sur 100 chaque année, restent rares. Elles évoluent souvent lentement, ce qui permet, en théorie, de suivre leur progression et de prévenir des dégâts importants. Selon Ludovic Faytre, géographe et auteur de l’étude, il est crucial d’identifier les populations vulnérables pour mieux les sensibiliser au risque.

Une zone particulièrement vulnérable

Les inondations majeures ont déjà montré leur danger dans le passé. En 2016, la crue de la Seine a mis en évidence la vulnérabilité du territoire, notamment dans la vallée du Loing. Cependant, la zone la plus exposée reste Paris et sa proche banlieue, qui regroupent à elles seules plus de 70 % des habitants à risque.

Le XVe arrondissement de Paris est le secteur où la population inondable est la plus importante, avec près de 70 000 personnes concernées. Quatorze autres communes, dont Alfortville (Val-de-Marne), sont également fortement touchées. Alfortville, avec environ 45 000 habitants exposés, est la ville la plus vulnérable de la région en proportion.

Une menace pour tous les résidents

Malgré des plans de prévention mis en place depuis les années 2000, plus de 100 000 logements ont été construits dans des zones inondables. Ludovic Faytre souligne que si ces mesures ont réussi à limiter l’urbanisation dans les zones à risques, elles ont été moins efficaces pour contrôler la densification.

En cas de crue centennale, les résidents des logements en rez-de-chaussée seraient les premiers touchés. Mais ceux vivant dans les étages supérieurs ne seraient pas épargnés : ils pourraient subir des coupures d’électricité ou d’eau, ou d’autres impacts indirects.

Les projections pour une crue majeure

Selon l’Atelier parisien d’urbanisme, une crue similaire à celle de 1910 pourrait inonder environ 600 000 personnes. Elle laisserait également cinq millions d’habitants sans eau potable et un million sans électricité dans le territoire métropolitain, qui comprend 130 communes.

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