Bruno Retailleau dévoile son programme pour le logement en vue de la présidentielle
Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a présenté ce jeudi ses propositions concernant le logement. Ces annonces ont été obtenues en exclusivité par CNEWS lors de son déplacement à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne.
Selon lui, « se loger dignement, sans sacrifier son pouvoir d’achat » est une ambition essentielle. Lors de cette visite, il a souligné que le logement est désormais une préoccupation majeure pour les Français. Il explique que ce sujet influence leur pouvoir d’achat, fragmente les familles, limite les carrières et freine l’ascension sociale. Il dénonce également l’incapacité du pays à loger ses citoyens, malgré ses capacités de bâtir des monuments comme les cathédrales.
Bruno Retailleau déplore la baisse du nombre de logements en construction, qui est passé de 420 000 en 2017 à seulement 270 000 en 2024. Il critique la politique de l’État, qu’il considère comme un problème, notamment la décision de limiter l’offre de logements plutôt que de la libérer.
Un plan en quatre étapes pour améliorer le logement
Pour accéder à l’Élysée en 2027, le sénateur vendéen propose un projet en quatre axes principaux :
La fin de l’encadrement des loyers
Dans ses premières mesures, il annonce qu’il supprimera l’encadrement des loyers, qu’il considère comme un frein à l’offre. Il prévoit également la suppression du ZAN (zéro artificialisation nette des sols), une mesure qui, selon lui, bloque la construction dans certaines zones. Il souhaite aussi mettre fin aux interdictions de louer basées sur le DPE (diagnostic de performance énergétique), ce qui permettrait de préserver environ 450 000 logements. Par ailleurs, il veut faciliter la transformation des bureaux vacants en logements, instaurer un statut pour les bailleurs privés, et rendre les intérêts d’emprunt déductibles des impôts pour les familles.
Une tolérance zéro contre les squatters
Retailleau souhaite renforcer la lutte contre les occupations illégales. Il promet une expulsion administrative dans les dix jours pour toute occupation sans droit. Il propose également de supprimer les quotas de logements sociaux imposés aux maires, en laissant ces derniers décider librement de leur construction. En outre, il veut reverser une part de TVA aux maires bâtisseurs, à hauteur de 9 000 euros par logement neuf.
Le soutien à l’accession à la propriété
Le candidat souhaite rendre les intérêts d’emprunt déductibles des impôts, avec un taux de 50 % pour les familles avec un enfant, 75 % avec deux, et 100 % avec trois enfants. Il propose aussi d’augmenter le plafond des dons familiaux pour favoriser la transmission du patrimoine. Ainsi, 150 000 euros seraient exonérés pour un bénéficiaire de moins de 30 ans, et 100 000 euros pour un moins de 40 ans. Ces montants sont proches de cinq fois plus élevés que le plafond actuel, qui est de 32 000 euros.
La suppression du ZAN et la priorité au logement social
Enfin, Bruno Retailleau veut supprimer la politique ZAN, qui vise à limiter l’artificialisation des sols. Il considère cette mesure comme un obstacle à la construction, notamment en zones rurales et périurbaines. Il critique également la loi Climat de 2021, qu’il juge trop contraignante pour le développement du logement.
Liberté pour le marché locatif et rénovation
Opposé à l’encadrement des loyers, il prône la liberté pour bailleurs et locataires de fixer le montant lors de la signature du contrat. Il souhaite également maintenir le DPE, mais en supprimant les interdictions de louer liées à ce diagnostic, ce qui pourrait préserver ou remettre sur le marché environ 450 000 logements.
Une réforme du logement social
Avec près de 2,9 millions de ménages éligibles au logement social en 2026, Retailleau estime que ces logements doivent principalement bénéficier à ceux qui travaillent. Il propose de modifier les règles d’attribution, en privilégiant les familles actives et en limitant l’accès aux ménages dont les ressources sont inférieures ou égales à 25 000 euros par an. Il souhaite également revoir la rotation dans le parc social en réexaminant les dossiers tous les cinq ans.














