Le nouveau chef des députés du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a déclaré ce lundi 26 octobre qu’il n’y avait aucune « responsabilité collective » dans l’attentat de Trappes. La gauche accuse le parti d’extrême droite d’encourager, par son discours, le passage à l’acte.
Chenu a réfuté toute responsabilité collective dans l’attaque raciste survenue vendredi dans les Yvelines, alors que la gauche l’accuse d’inciter à l’acte par son discours.
Il n’y a pas de responsabilité collective dans cette attaque. Cette tuerie barbare sur fond de motifs racistes est évidemment ce qu’il y a de plus abject, a déclaré Sébastien Chenu au micro de France Inter, trois jours après cette attaque qui a fait un mort et cinq blessés dont une fille de 12 ans.
Il a dénoncé une « espèce de volonté d’amalgame » de la part de la gauche.
« Lors des attentats islamistes (survenus en France, NDLR), la première phrase qui était sortie était ‘il ne faut pas d’amalgame’ (…) et d’ailleurs c’est normal, les attentats islamistes n’ont rien à voir avec nos compatriotes de confession musulmane », a-t-il argumenté.
Des discours « criminels » dénoncés par le maire de Trappes
Mais, pour LFI, ou pour le maire de Trappes, Ali Rabeh, selon le responsable RN, « cet amalgame est automatique, c’est comme si c’était un devoir moral pour eux de le faire ».
Ali Rabeh (Génération.s) avait dénoncé ce vendredi les discours « criminels » qui, selon lui, « arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l’acte ».
« Les discours qui consistuent, qu’on soit ministre, candidat à la présidentielle, député, à expliquer que tous les maux de cette société sont la responsabilité des arabos-musulmans, ce qu’on a encore entendu récemment de la part d’hommes politiques condamnés par la justice à de nombreuses reprises, mais qui continuent de sévir, librement, et bien tous ces discours font des morts », avait accusé l’édile de gauche.
« Parler de république islamiste, parler de jihadisme, parler de problématiques migratoires dans notre pays, ce sont des débats auxquels notre pays est confronté et auxquels il faudra bien trouver des solutions », a opposé Sébastien Chenu.














