PARTAGER

Les chiffres alarmants de la mortalité en Île-de-France lors de la canicule

Les vagues de canicule qui ont frappé la France à la fin juin et en juillet ont eu des conséquences très graves en Île-de-France. Selon les dernières données publiées par Santé publique France, près de 3 000 décès ont été enregistrés dans la région durant cette période. Ce chiffre représente une mortalité plus que doublée par rapport à la normale.

Plus précisément, la mortalité a augmenté de 122 %, soit 1 565 décès supplémentaires par rapport au nombre attendu. Ces chiffres constituent le bilan le plus précis à ce jour sur l’impact sanitaire de la canicule en région parisienne.

Une région particulièrement touchée

Les données montrent que l’Île-de-France a été l’une des régions les plus durement affectées par ces épisodes de fortes chaleurs, considérés comme encore plus intenses qu’en 2003. La région a subi des vagues de chaleur exceptionnelles, provoquant une hausse importante des décès.

Une vague de chaleur plus meurtrière que prévu

Au début juillet, Santé publique France avait déjà estimé à plus de 2 000 le nombre de décès supplémentaires à l’échelle nationale, soit une augmentation d’environ 30 %. En Île-de-France, cette estimation montrait une hausse de plus de 62 % de la mortalité. Cependant, ces chiffres restaient incomplets, car ils ne prenaient en compte que les certificats de décès électroniques, et comparaient à une semaine déjà marquée par des températures élevées.

Une nouvelle canicule et une vigilance renforcée

Par la suite, un nouvel épisode de canicule a touché la France entre le 4 et le 15 juillet. Au total, 95 départements sur 96 ont été placés en vigilance orange ou rouge, représentant près de 98 % de la population. Quatorze départements ont été en vigilance rouge, concernent près de 39 % des habitants.

Une forte augmentation des recours aux soins

Ces épisodes de chaleur ont entraîné une explosion des passages aux urgences. Entre le 5 et le 10 juillet, 579 personnes ont consulté pour des hyperthermies, coups de chaleur ou déshydratation. Ensuite, entre le 11 et le 13 juillet, le nombre de passages est resté élevé, autour de 500 par jour.

Les hospitalisations ont également augmenté. Entre le 6 et le 13 juillet, entre 250 et 350 personnes ont été admises chaque jour après une consultation aux urgences. Les interventions de SOS Médecins ont suivi la même tendance, avec un pic à 235 actes le 13 juillet.

Toutes les classes d’âge ont été touchées par ces recours aux soins. Plus de la moitié des passages aux urgences concernaient des personnes de plus de 75 ans, tandis que les visites de SOS Médecins étaient majoritairement pour des personnes de moins de 45 ans.

LAISSER UN COMMENTAIRE