Une élue de Mulhouse suspendue après des publications controversées
À Mulhouse, la conseillère municipale Catherine Chopin a été démis de ses fonctions suite à la découverte de plusieurs publications jugées problématiques sur sa page Facebook. Ces contenus, partagés par l’élue, mentionnaient des personnalités et des groupes d’extrême droite, mais aussi des messages ciblant directement Flavie Flament dans le cadre de l’affaire la mettant en cause avec Patrick Bruel.
Le maire de Mulhouse, Frédéric Marquet, a expliqué que ces publications étaient incompatibles avec les valeurs de sa majorité. Il a indiqué, dans un courrier envoyé aux élus le 1er juillet, qu’il envisageait de lui retirer sa délégation. Cette décision doit encore être validée lors du prochain conseil municipal. Cependant, Catherine Chopin pourrait conserver son mandat de conseillère municipale.
Contenus polémiques relayés par l’élue
Parmi les publications partagées, figuraient des messages provenant notamment de Jean Messiha ou du collectif Némésis, souvent critiqués pour leurs positions radicales. On pouvait lire des phrases comme « Le peuple français est sous sédation identitaire profonde et continue » ou encore « les traîtres qui nous dirigent… doivent rendre des comptes ».
Plusieurs messages ciblaient également Flavie Flament, après qu’elle a porté plainte contre Patrick Bruel pour des accusations de viol. Certains posts remettaient en question la crédibilité de l’animatrice et prônaient la défense du chanteur. Catherine Chopin aurait notamment partagé des propos insultants, tels que « Tu es allée chez lui toute frétillante, comme toutes les groupies hystériques qui se jetaient sur lui » ou encore « Flavie Flament aux côtés de ton prétendu agresseur et dans une posture tendre et complice ».
Une affaire qui fait polémique
Ces partages ont rapidement provoqué une vive controverse. Face aux critiques, Catherine Chopin a reconnu avoir commis une « erreur ». À 68 ans, elle a expliqué ne pas connaître précisément l’origine de certains contenus qu’elle avait relayés, affirmant ne pas en mesurer la portée. Depuis, ces publications ont été supprimées, et son compte Facebook a été suspendu.
Concernant les attaques contre Flavie Flament, l’élue a déclaré l’avoir partagé « parce qu’elle aime bien Bruel et qu’elle veut le défendre… même si c’est difficilement entendable ».
Contexte sensible autour de Patrick Bruel
Cette polémique intervient dans un contexte déjà très tendu pour Patrick Bruel. Le chanteur est accusé de viol et d’agressions sexuelles, des accusations qu’il nie fermement via ses avocats. Flavie Flament a récemment annoncé avoir porté plainte afin que la justice puisse examiner ses dénonciations. À ce stade, Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence.
Au-delà de cette affaire, la polémique relance le débat sur la responsabilité des élus dans leur utilisation des réseaux sociaux. Entre liberté d’expression, devoir d’exemplarité et enjeux politiques, cette situation montre que les publications en ligne, même lorsqu’il s’agit de simples partages, peuvent avoir de lourdes conséquences.














