Un bilan positif deux ans après le lancement de l’expérimentation
Depuis la rentrée 2024, un uniforme scolaire est testé dans 97 écoles, 14 collèges et 4 lycées publics. La durée du test est de deux ans. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a présenté mardi un premier bilan encourageant.
Lors de la séance de questions au gouvernement, il a souligné que cette expérimentation semble porter ses fruits. Selon lui, le port de l’uniforme « renforce le sentiment d’appartenance ». Il a aussi évoqué une amélioration du climat scolaire dans certains établissements, même si ce n’est pas le cas partout.
Des effets positifs sur le quotidien des élèves
Les résultats préliminaires montrent que, dans le primaire, 75 % des directeurs d’école constatent une évolution positive du sentiment d’appartenance chez les élèves. De plus, 36 % remarquent une amélioration du climat scolaire.
Dans le secondaire, 16 chefs d’établissement sur 22 ont répondu à l’évaluation. Parmi eux, 13 estiment que le sentiment d’appartenance a évolué favorablement, 11 notent une amélioration du climat, et 7 jugent l’ambiance de travail plus positive. Enfin, 5 responsables perçoivent même une amélioration des résultats scolaires.
Réactions des élèves
Concernant le port de l’uniforme, 43 % des élèves d’école primaire déclarent qu’il y a moins de moqueries liées aux vêtements. Dans le secondaire, 27 % des collégiens pensent que l’uniforme contribue à mieux encadrer le cadre de travail. Enfin, 11 % estiment que cette tenue leur donne un sentiment de plus de sérieux.
Financement et contexte
Durant ces deux années d’expérimentation, l’État finance la moitié du coût de l’uniforme. La limite est fixée à 100 euros par élève pour les collectivités qui s’étaient engagées dès le début du projet.
Ce dispositif de « tenue unique » avait été annoncé à l’automne 2023 par Gabriel Attal. Il était présenté comme un moyen de favoriser « l’égalité sociale » à l’école. La mesure a été lancée pour l’année scolaire 2024-2025.














