Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi 4 mars, près de la moitié des Français (46%) considèrent que l’offensive militaire israélo-américaine en Iran est une mauvaise chose. En revanche, 32% pensent que cette action est une bonne chose, et 22% n’ont pas exprimé d’opinion sur le sujet.
Ce conflit, déclenché ce samedi par des frappes contre le régime des Mollahs, divise l’opinion publique. Parmi les préoccupations principales, figurent les conséquences économiques et la stabilité au Moyen-Orient. En effet, 77% des Français estiment que cette opération nuit à l’économie française, tandis que 73% s’inquiètent pour le commerce mondial.
Les Français s’inquiètent également pour la paix dans la région. 60% d’entre eux craignent que cette guerre déstabilise le Moyen-Orient. Par ailleurs, 76% pensent que cette guerre augmente le risque d’attaques terroristes en France.
Une majorité contre une intervention française
Les opinions varient selon l’orientation politique. À gauche, la guerre est largement perçue comme négative. Par exemple, 66% des électeurs de la Nouvelle Union Populaire (NUPES) considèrent cette guerre comme une mauvaise chose, un chiffre qui monte à 79% chez les sympathisants de La France Insoumise.
En revanche, chez les électeurs du Rassemblement National et des Républicains, environ la moitié d’entre eux (respectivement 52% et 48%) voient le conflit de manière favorable. Les électeurs d’Ensemble sont plus partagés, avec 44% estimant que cette guerre est une mauvaise chose.
Malgré l’inquiétude généralisée, une majorité de Français (56%) s’oppose à une intervention militaire de la France dans ce conflit. En effet, 87% des personnes interrogées se déclarent inquiets, dont 37% très inquiets, mais peu souhaitent une implication directe du pays.
Lors d’une allocution ce mardi, Emmanuel Macron a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée, ainsi que des systèmes de défense anti-aérienne et des radars. La France prévoit également l’envoi de moyens supplémentaires à Chypre. Selon Alice Rufo, ministre déléguée auprès du ministre des Armées, ces déploiements relèvent d’une logique défensive, sans engagement direct dans le conflit.
Ce sondage a été réalisé auprès de 1 001 personnes, représentatives des résidents de France métropolitaine de 18 ans et plus. Les interviews ont été menées par Internet du 3 au 4 mars 2026, après l’allocution d’Emmanuel Macron. La représentativité a été assurée selon la méthode des quotas, en fonction du sexe, de l’âge, de la profession, de la région et de la catégorie d’agglomération.














