Un candidat controversé à la mairie de Valence-d’Agen
Jean-Michel Baylet, ancien ministre et président de La Dépêche du Midi, a 79 ans. Il se présente à sa propre réélection à la mairie de Valence-d’Agen, dans le Tarn-et-Garonne. Il y a siégé pendant 30 ans, dans cette ville de 5 400 habitants, autrefois dirigée par ses parents. Lors de cette campagne, il sera opposé à une seule liste, menée par Patrick Large, ex-candidat du Rassemblement National qui n’a pas obtenu cette fois l’investiture du parti.
À l’approche du premier tour, une association de lutte contre les violences sexuelles, Mouv’Enfants, a lancé une pétition en ligne. Signée par plus de 15 000 personnes le mercredi, elle demande le retrait de la candidature de Jean-Michel Baylet. L’association met en avant le devoir d’ »exemplarité » et d’ »intégrité incontestable » que doivent respecter les élus.
Une affaire judiciaire classée pour cause de prescription
Jean-Michel Baylet a été maire de Valence-d’Agen de 1977 à 2001, puis à nouveau depuis 2020. En mars 2021, il a été mis en cause dans une enquête pour « viols » et « agressions sexuelles » sur un mineur de moins de 15 ans. Il a toujours dénoncé ces accusations comme étant infondées. En janvier 2022, l’enquête a été classée sans suite, en raison de la prescription.
Interrogé par l’AFP, l’ancien ministre a déclaré qu’il était « de nouveau victime de la calomnie », comme en 2021, à l’approche des élections. Il a affirmé qu’il contestait « solennellement et avec la plus grande fermeté » les faits qui lui sont reprochés, précisant que la plainte avait été instruite mais classée pour cause de prescription.
La pétition en ligne, publiée sur mesopinions.com, souligne que la prescription ne signifie pas que la plainte était infondée. Elle réclame l’ »imprescriptibilité des crimes sexuels » et critique le fait que Jean-Michel Baylet n’ait pas appliqué lui-même ce principe de précaution.
Les enjeux et les réactions
Le président de Mouv’Enfants, Arnaud Gallais, a déclaré à l’AFP que « au moment des municipales, on peut agir ». Il insiste sur « la responsabilité des maires en matière de protection de l’enfance » et indique que l’association prévoit de cibler d’autres candidats lors de ces élections.














