Rapatriement des Français en Iran : comment cela se déroule-t-il ?
Ce mercredi matin, le premier vol organisé pour rapatrier des Français coincés au Moyen-Orient a atterri à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. L’avion, en provenance de Mascate, la capitale du Sultanat d’Oman, s’est posé peu avant 3 heures du matin. Il s’agit du premier vol spécialement mis en place par le gouvernement français dans cette crise qui dure depuis le 28 février, date du début de la guerre en Iran.
Depuis le début du conflit, le gouvernement s’est concentré sur la sécurisation du rapatriement de ses ressortissants. La situation est compliquée par l’instabilité du trafic aérien dans la région, rendant difficile toute opération de retour. Certains Français ont pu revenir en France via des vols commerciaux, mais ces options restent limitées dans le contexte actuel.
Le vol de mardi a permis de ramener une centaine de personnes, principalement celles considérées comme « vulnérables ». La ministre déléguée chargée de la Francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Éléonore Caroit, précise que l’objectif est de multiplier ce type d’opérations pour permettre à un maximum de Français de revenir en sécurité.
Organisation et coûts des vols de rapatriement
Selon la ministre, l’organisation de ces vols implique une logistique particulière. Par exemple, pour le premier vol, des Français se trouvaient à Dubaï. Ils ont parcouru une dizaine d’heures de route jusqu’à Mascate pour pouvoir embarquer sur cet avion d’Air France.
La question du coût de ces opérations est également abordée par le gouvernement. Éléonore Caroit explique que la France a réservé des places à des prix très avantageux, bien inférieurs à ceux que devraient payer les Français pour un retour en temps normal. Elle précise que ce coût reste « réduit » malgré tout, car l’État prend en charge une partie importante des frais.
Le rapatriement par la France « aura un coût » pour les Français, mais « un coût qui reste très réduit par rapport à ceux que les Français doivent payer pour rentrer ».
Un deuxième vol a été organisé, en provenance d’Israël, pour ramener d’autres ressortissants. La ministre insiste aussi sur l’importance pour les Français encore bloqués de s’inscrire sur la plateforme « Fil d’Ariane ». Ce site permet à chaque ressortissant de renseigner sa situation et facilite la coordination des opérations de rapatriement.














