Le groupe d’ultradroite « Bloc montpelliérain » dissous
Le gouvernement a annoncé ce mercredi 4 mars la dissolution du « Bloc montpelliérain », un groupe d’ultradroite. La décision a été présentée et acceptée par l’exécutif lors du Conseil des ministres.
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a indiqué que cette dissolution était justifiée par plusieurs motifs légaux. Elle a précisé que celle-ci repose sur trois éléments du code de sécurité intérieure : l’appel à des actions violentes, la promotion de la haine et la discrimination.
Cette dissolution s’appuie sur trois motifs du code de sécurité intérieur: l’appel à des actions violentes, les appels à la haine et les appels à la discrimination
Ce groupe, ainsi qu’une autre organisation identitaire d’ultradroite appelée Patria Albiges, étaient sous le coup d’une procédure de dissolution depuis plusieurs mois. Selon BFMTV, cette démarche était en cours depuis fin février et concernait ces deux associations.
Des dissolutions à venir
Maud Bregeon a également annoncé que d’autres mesures de dissolution sont prévues dans les prochains jours. Elle a précisé que trois autres groupes violents, d’ultragauche comme d’ultradroite, seront dissous à la suite de celle du « Bloc montpelliérain ».
Ce type de mesure avait déjà été évoqué récemment par Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur.
Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur a lancé le processus de dissolution de cinq groupes locaux liés à la Jeune Garde. La justice a été saisie pour reconstituer cette organisation, qui a été dissoute auparavant.
Reconstituer une ligue dissoute est une infraction punie par la loi. Participer, même de manière déguisée, à la reconstitution d’une association ou d’un groupement dissous peut entraîner jusqu’à trois ans de prison et une amende de 45 000 euros.
Depuis 2017, 49 groupes ont été dissous par décret en Conseil des ministres, dont les plus récents sont La Jeune Garde et Lyon Populaire. Certains de ces groupes, comme Les Soulèvements de la Terre, ont contesté ces mesures devant le Conseil d’État, qu’ils ont finalement remporté.














