Marine Tondelier porte plainte contre le maire d’Hénin-Beaumont pour injures publiques
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a annoncé avoir déposé une plainte contre le maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, membre du Rassemblement National (RN). Cette démarche fait suite à des propos injurieux tenus par l’élu lors d’un conseil municipal en novembre 2025.
Lors de cette réunion, Steeve Briois aurait qualifié Marine Tondelier d’« pire que Staline », « Attila Tondelier », une « taliban hystérique », et une « khmer verte ». Ces insultes ont profondément offensé l’élue d’opposition et secrétaire nationale des Écologistes.
Dans un communiqué publié le mardi 3 mars sur la plateforme X, Marine Tondelier explique avoir décidé d’agir. Elle déclare notamment que « parfois, il faut savoir dire stop ». La plainte a été déposée à Paris, quatre mois après les faits, pour des « injures publiques ».
Un contexte de longue date de violences verbales
Depuis douze ans, Steeve Briois utilise sa position de maire pour brutaliser et insulter l’opposition au quotidien. Ces attaques se déroulent notamment au Conseil municipal, où sous l’œil d’un public acquis à sa cause, il se livre à toutes les humiliations et intimidations pour nous faire taire
Marine Tondelier rappelle que ces propos s’inscrivent dans une série d’incidents où l’élu a régulièrement utilisé un langage agressif à l’encontre de ses opposants. Elle souligne également la durée de cette situation, qui perdure depuis plus d’une décennie.
Les enjeux électoraux et la réélection du maire
Steeve Briois, qui dirige la ville d’Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, a été réélu dès le premier tour en 2014 avec 74,21 % des voix, puis à nouveau en 2020 dans des conditions similaires. Il se présente cette année à sa propre succession.
Il affrontera notamment la liste d’Inès Taourit, conseillère municipale socialiste, et celle d’Houari Benadja, représentant la France insoumise. Marine Tondelier indique que les électeurs ont toute la connaissance des faits pour faire leur choix, en évitant une « bascule » vers des outrances similaires.
Réactions du maire et contexte politique
Interrogé en novembre par l’AFP, Steeve Briois a défendu ses propos, précisant que « les termes utilisés relèvent de la liberté d’expression déjà employés entre adversaires politiques ». Il a également justifié ses déclarations comme une réponse à la critique ou à la provocation.














