Les principaux thèmes abordés par Éric Zemmour lors de son interview sur CNEWS
Le président de Reconquête, Éric Zemmour, était l’invité de Laurent Ferrari et Pierre de Vilno ce mardi sur CNEWS. Il a évoqué ses propositions concernant l’immigration, le travail, et la lutte contre le narcotrafic.
Il a commencé en posant la question : « Comment en est-on arrivé là ? » Lors de l’émission La France en Face, il a répondu aux questions des animateurs. L’ancien candidat à la présidentielle 2022 a aussi parlé de son livre « Le Suicide français », publié en 2014. Douze ans plus tard, il estime que la situation en France n’a pas changé en mieux.
Il a déploré un manque « d’autorité de l’État » ou, selon lui, l’absence de pouvoir réel de l’État. Il a déclaré que la France souffre d’un « drame » et que le peuple est « orphelin » de cet État qui ne se fait plus respecter.
Une volonté de réappropriation culturelle
Éric Zemmour critique ce qu’il qualifie d’« universalisme un peu benêt » et pense que l’Occident doit, pour se sauver, se réapproprier sa culture d’origine, notamment la culture chrétienne. Il insiste sur la nécessité de retrouver cette identité pour assurer l’avenir du pays.
Il considère également que la France a commis une erreur en « acceptant la binationalité ». Sans se prononcer sur une interdiction, il évoque la possibilité de « déchéance de nationalité » pour les binationaux auteurs de délits ou de crimes.
La fin de l’immigration légale
Interrogé sur ses propositions en matière d’immigration, Éric Zemmour souhaite stopper l’« immigration légale » notamment liée au droit d’asile, aux étudiants ou au regroupement familial. Selon lui, les 500 000 immigrés légaux arrivant chaque année en France fragmentent la société.
Il propose la mise en place d’une « immigration négative », c’est-à-dire accueillir moins d’immigrés tout en renvoyant ceux qui ne correspondent pas aux critères. Il cite l’exemple des chômeurs de longue durée. Pour lui, cette politique permettrait de «fracturer » moins la société et d’apaiser les tensions.
Il ajoute que l’Algérie adopte une « mentalité revancharde et colonisatrice » vis-à-vis de la France, ce qu’il considère comme problématique.
Les enjeux liés au pouvoir d’achat
Concernant l’économie, Éric Zemmour dénonce un « appauvrissement du peuple ». Il explique cela par la rentrée tardive des jeunes sur le marché du travail et la désindustrialisation de la France.
Pour améliorer la situation, il propose de réduire les dépenses publiques de 100 milliards d’euros par an. Il évoque notamment la baisse de dépenses dans l’aide aux énergies renouvelables, la politique de la Ville, ainsi que la réduction des impôts et charges sociales. Il insiste sur la nécessité de favoriser le travail et de lutter contre l’assistanat.
Sur la question des retraites, il défend l’idée de repousser l’âge de départ tout en introduisant une part de capitalisation dans le système de répartition.
La lutte contre le narcotrafic
À propos du narcotrafic, Éric Zemmour dénonce une France « mexicanisée », avec des gangs qui auraient remplacé les lois républicaines. Il préconise le rétablissement des « peines plancher » et une réponse policière et judiciaire plus ferme. Il propose également de s’inspirer de l’Italie pour lutter efficacement contre la mafia.
Une vision de l’union des droites
Tout au long de son engagement, Éric Zemmour prône « l’union des droites » pour remporter une élection présidentielle. Cependant, il note que le Rassemblement national (RN) y est opposé, considérant qu’il a longtemps voulu monopoliser la droite. Il invite à voter Reconquête pour un rassemblement plus large.
Il précise que, malgré leurs désaccords, le RN n’est pas un ennemi, mais considère que La France insoumise (LFI) est une adversaire, voire un parti « de l’étranger ».
Concernant la primaire de la droite prévue pour 2027, il espère que Bruno Retailleau, qui s’y oppose, changera d’avis. Il pense que cette élection devra mettre en avant des « hommes de caractère ».














