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Les critiques de Bruno Retailleau sur la gestion des clandestins algériens

Lors d’un communiqué publié le mardi 19 mai, Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, a vivement critiqué la politique du gouvernement français vis-à-vis de l’Algérie. Il dénonce une « naïveté » qu’il juge « incroyable » face à la situation des migrants algériens en France.

Il a partagé ses remarques sur le réseau social X (anciennement Twitter), soulignant que « le gouvernement fait preuve d’une incroyable naïveté face au régime algérien ». Selon lui, les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 40 % des personnes en centres de rétention administrative (CRA) sont d’origine algérienne, et l’année précédente, 51 000 Algériens en situation irrégulière ont été contrôlés en France.

Bruno Retailleau a réagi à la visite en Algérie du ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Il affirme que cette visite s’inscrit dans une lignée de démarches inefficaces. Il rappelle que, malgré ces échanges, le problème persiste. Selon lui, « quand ces clandestins seront-ils reconduits en Algérie ? Quand le régime algérien respectera-t-il l’accord de 1994 qui l’oblige à reprendre ses ressortissants ? »

Une relation jugée toxique

Le député estime que la relation entre la France et l’Algérie est « toxique » et doit évoluer. Il dénonce le fait que la France se laisse influencer par un régime qui « piétine ses obligations en matière migratoire, règle ses comptes politiques sur notre territoire, et emprisonne arbitrairement un écrivain français ainsi qu’un journaliste sportif ».

Il critique aussi la posture diplomatique de la France, qu’il qualifie de « diplomatie des bons sentiments ». Selon lui, cette approche, menée par Emmanuel Macron depuis 2017, a placé la France dans une situation de dépendance et de vulnérabilité face à l’Algérie, une relation marquée par la repentance et la crainte.

Bruno Retailleau insiste sur le fait que la France doit désormais cesser d’accepter cette situation. Il rappelle que le régime algérien ne respecte pas ses engagements migratoires et utilise la relation pour des règlements de comptes politiques. Il cite également des faits tels que l’emprisonnement d’un écrivain français et d’un journaliste sportif, ainsi que l’introduction de propos anti-français dans l’hymne national algérien.

Il conclut en affirmant que « la France doit dialoguer avec l’Algérie, mais le dialogue doit commencer par le respect ». Selon lui, « le premier devoir d’un président ou d’un gouvernement, c’est de faire respecter la France et de protéger les Français ».

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